
Voilà un homme qui ne voyage pas pour rien. A 43 ans, le cinéaste français Julien Donada, à qui l’on doit le film Beau Rivage, sorti en janvier dernier, écume le monde pour assouvir son intarissable soif de découvertes. Car quand il ne fait pas de cinéma, l’homme voue une passion prononcée pour les marchés aux puces, les coffee-shop ou les librairies anciennes. En clair, partout où il est susceptible de dégotter des cartes postales vieillottes.
C'est que derrière ce plaisir de chiner, se cache un noble dessein, entamé trois années auparavant. Une fois les cartes postales dénichées, le cinéaste se rend sur les lieux figés dans celles-ci pour les photographier à nouveau tout en intégrant à l’image la carte représentant le lieu tel qu’il était à l’époque. Au point de parvenir à mettre en perspective un pan entier de places, lieux ou monuments parmi les plus notoires de la planète dans une collection de photos intitulée « I was there ». L’occasion d’admirer, au choix, la tour Eiffel aux côtés de sa version d’antan à deux étages, le port d’Istanbul ou quelques unes des principales artères de New York à plusieurs décennies d’intervalle. Une mise en perspective non négligeable à l’heure où la plupart des villes tend vers toujours plus de densité, le plus souvent au mépris de leur architecture initiale. Le voyage utile, en somme.

Via le Morning News.