
Notre douce France se classe 24e à l'indice de Indice de Perception de la Corruption (IPC) 2009 établi par Transparence Internationale. Aussi bien noté (6,9) qu'en 2008, l'Hexagone pourrait encore améliorer son image, selon l'ONG qui s'inquiète du projet de suppression du juge d'instruction.
"A l'instar de certains de ses voisins européens comme la Belgique (21ème rang), l'Espagne (32ème) et l'Italie (63ème rang), pays secoués par des affaires de corruption ayant éclaboussé la sphère politique, l'actualité en France a été émaillée par plusieurs affaires", commente TI-France. "Deux procès retentissants -; Angolagate, affaire Clearstream -; ont impliqué des personnes au plus haut niveau de l'Etat. Cette année a également été marquée par les enquêtes visant Jacques Chirac, qui ont conduit à son renvoi, en octobre 2009, devant le tribunal correctionnel." La réforme du juge d'instruction en ligne de mire
Comme elle l'avait déploré en mai 2009, l'ONG continue par ailleurs à dénoncer la suppresion du juge d'instruction, projet qui inquiète "sur la volonté française de faire la lumière sur les dossiers politico-financiers de grande ampleur". "L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, dans une résolution adoptée le 30 septembre 2009, a ainsi appelé la France à « revoir le projet de suppression des juges d'instruction » afin « d'éviter (de donner) l'impression que cette réforme vise à protéger la classe politique de tout contrôle judiciaire»", rappelle TI-France dans son communiqué.
"Ce qui nous inquiète sur le projet de suppression du juge d'instruction, c'est qu'il n'est pas accompagné d'une réforme du statut du parquet", précise Julien Coll, délégué général de TI France, interrogé par Fluctuat. "On craint que cela aggrave l'affaiblissement de la justice financière."
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Par Edouard Orozco Follow @edouard_orozco