
A ceux qui ont vécu le début des mouvements alters dans les années 1990, le sommet de Copenhague rappellera des souvenirs : images de batailles entre policiers et manifestants, incapacité des négociateurs à se mettre d'accord, mépris plus ou moins évident des pays du Sud , perspective d'un bilan nul... Les points communs ne manquent pas.
A l'époque, Jean-Louis Borloo n'estima pas que Seattle était le plus grand rendez-vous de l'histoire de l'humanité. Mais l'enjeu de ce sommet de l'organisation mondiale du commerce (OMC) était tout de même de taille. Il s'agissait d'ouvrir un nouveau cycle de négociations mondiales, baptisé le Millenium Round. Le but était de libéraliser un certain nombre de biens et services supplémentaires, comme l'éducation ou les produits agricoles.
L'un des premiers reproches faits au sommet était d'ailleurs ce mépris de la démocratie. A Copenhague, José Bovéa ressorti le couplet quand les membres de Climate Action Justice se sont vu refuser l'entrée du Bella Center.
Par Edouard Orozco Follow @edouard_orozco