
On y revient tout au long de la journée mais plusieurs annonces du président valent d'être dores et déjà annoncées.Passons sur la politique de civilisation dont l'ambition attend pour l'heure une mission commandée à Simone Veil avec la perspective d'une modification de la Constitution « pour garantir l'égalité de l'homme et de la femme, pour assurer le respect de la diversité et ses moyens, pour rendre possibles de véritables politiques d'intégration et pour répondre aux défis de la bioéthique ».
Mesurer la croissance autrement : pour réduire l'écart entre la perception qu'ont les Français de leur situation et les outils statistiques qui font état d'un progrès continu. Il a donc chargé deux prix Nobel d'économie, Joseph Stiglitz et Amartya Sen de réfléchir à de nouveaux éléments de mesure. Abandonner la publicité pour financer l'audiovisuel public : notamment en créant une taxe supplémentaire sur la publicité des opérateurs privés (qui verront donc leur gateau augmenter) voire "d'une taxe infinitésimale sur le chiffre d'affaires de nouveaux moyens de communication, comme l'accès à internet ou la téléphonie mobile". Spontanément l'idée ne me semble pas stupide puisqu'elle pourrait permettre à France 2 de penser à autre chose qu'à TF1 et de proposer une programmation digne du service public (de la bonne série, du bon documentaire, un traitement exigeant de l'information).
Des quotas dans la gestion de l'immigration : « Cela fait trop longtemps qu'on en parle. Tout le monde sait que c'est la seule solution. Eh bien il faut franchir le pas, et arrêter de vouloir protéger les uns, ne pas choquer les autres ». Le président a affirmé que les socialistes au pouvoir en Italie (gouvernement de Romano Prodi) et en Espagne (José Luis Zapatero) voulaient mettre en place des expulsions collectives.
Par Daniel De Almeida Follow @dandealmeida