11 novembre 1996 : Le responsable du bureau de la DGSE (direction général de la sécurité extérieure) à Tokyo fait parvenir une note à l'ambassade de France. Celle-ci mentionne l'existence d'un compte bancaire au nom de Jacques Chirac à la Tokyo Sowa Bank , celui-ci est crédité de 300 millions de francs. La TSB est d'ailleurs dirigée par un grand ami de Jacques Chirac, Soichi Osada. L'existence de cette note avait été révélée par le Canard Enchaîné qui en publie aujourd'hui un fac-similé. Le compte japonais de Jacques Chirac était évoquée par le général Rondot dans les notes saisies par les juges dans le cadre de l'affaire Clearstream (décidément pleine de rebondissements). Seul le Nouvel Obs relève.L'Elysée dément aujourd'hui comme hier l'existence d'un tel compte, à l'époque (en 2002) le patron de la DGSE avait expliqué que tout était parti d'une rumeur publiée par un journal tokyoïte à la morale douteuse. Le Monde et le Canard Enchaîné ont expliqué que le Sunkan Post n'avait jamais rien écrit sur cette histoire alors que tous les autres medias relayèrent sans moufter. Toujours d'après le Canard, trois imposants dossiers scellés croupiraient chez les juges de l'affaire Cle
arstream, attendant l'exploitation par un juge (particulièrement) courageux."Maintenant, cette affaire n'aura de suites que si la presse consent à enquêter. Cela demanderait des recherches extrêmement difficiles que le Canard seul ne peut pas mener. Il faudrait une réelle mobilisation de la presse pour comprendre ce qu'il s'est passé. Malheureusement, ce n'est pas le cas", explique le journaliste du Canard Nicolas Beau au Nouvelobs.com. La question étant de savoir si la note est un coup-monté en interne par la DGSE ou si l'Elysée ment.C'était notre chronique "le journalisme d'investigation français n'est pas mort". Et tout de suite des nouvelles de la bourse.
Par Daniel De Almeida Follow @dandealmeida