Cécilia Sarkozy quitte son époux. Il parait que les pages sont montées, les rotatives prêtes à tourner pour annoncer la séparation du couple présidentiel.
Voilà ce qu'on peut lire aujourd'hui sur le site du quotidien helvète 24 heures : Les ennuis de couple présidentiel ne sont plus du domaine de la sphère privée. Pourtant, la presse française ne sait toujours pas comment les aborder. Une question d'éthique? Pas seulement. Les patrons de presse sont tous amis avec le président. Tant que l'info n'est pas officielle, elle n'existe pas. Cécilia et Nicolas Sarkozy ne vivent plus sous le même toit. Est-ce suffisant pour pouvoir parler de séparation? Quelques journaux commencent à s'y aventurer. Beaucoup attendent une «permission» élyséenne pour pouvoir l'écrire. D'autres spéculent encore sur un nouveau rabibochage de dernière minute.
Cécilia Sarkozy se serait réfugiée à Genève, aurait été vue à Londres. Le JDD était prêt à lacher quelque chose dimanche, apprend-on sur le blog d'Anthony Bellanger, chef des informations au Courrier International. Il cite El Pais qui faisait remarquer à propos d'une énième absence à un rendez-vous officiel " la crédibilité des explications officielles sur les incartades de Cécilia Sarkozy sont à la baisse. Le communiqué n'est pas arrivé. Seul un "no comment" du porte-parole de l'Elysée qui n'a fait qu'entretenir le suspense sur l'avenir du couple". On pense comme souvent aux Anglais pour tirer en premier.
Quitte à spéculer, imaginons une chronologie possible :
Une révélation de John Lichfield dans The Independent, non confirmée mais pas niée non plus par les communicants de l'Elysée, histoire de tester les premières réactions. Elle est reprise par l'AFP puis par Le Nouvel Obs et les quotidiens, avec la même faux-culterie et l'air de ne pas y toucher qui m'a fait citer un journal suisse quelques lignes au-dessus.
Sur les plateaux se relaieront quelques spécialistes, des correspondants de la presse écrite à l'Elysée qui feront mine de s'intéresser aux implications politiques de la séparation. On imagine assez bien Serge Moati sur le plateau de Ripostes, s'agiter sur son siège en questionnant un type de l'IFOP : " Bon alors hein .. est-ce que ça peut jouer sur la popularité du président euh oui non?...oui, non, on ne sait pas ?? Lunettes en bas du nez, il pointe successivement plusieurs personnes du doigt... Euh, Christophe Barbier, est-ce que ça peut loquer les réformes ?, léger brouhaha mi-amusé et indigné : "Non, ça ne bloque pas mais... " tente un mutli-editorialiste usé jusqu'à la corde ; "Ca relève quand même de la vie privée" se lance Raphaelle Bacqué, interrompue à son tour par un politologue inconnu qui rappelle la mort de Félix Faure, dans les bras de sa maitresse : Ce qui lui assura une plus grande notoriété que postérité que d'avoir son nom sur une station de métro, uh h. Rires (....)
Quelques semaines plus tard un hebdo à gros tirage obtient un entretien fleuve avec l'ex First Lady, deux ou trois livres caracolent en tête des ventes. Dans le même temps les blagues sur les cocus reviennent à la mode.
En commentaires, proposez votre propre lecture de l'événement.
Par Daniel De Almeida Follow @dandealmeida