Toute la semaine, bataille de chiffres autour du coût des programmes, 30 milliards pour Nicolas Sarkozy; 35 pour Ségolène Royal, plutôt (respectivement) 50 et 55 milliards selon les "experts" de l'Institut de l'Entreprise. Quoique la promesse de Nicolas Sarkozy de baisser de 4 points de PIB le taux de prélèvements obligatoires pendant la prochaine législature supposerait par exemple de réduire de moitié les dépenses de santé, selon Thomas Piketty. Même Margaret Thatcher qui reste l'étalon or pour toute référence à la rigueur budgétaire n'aurait réussi qu'à les baisser de 2 points en dix ans. Ah... Mais voilà que Ségolène Royal pourrait alourdir la dette de la France de quelque 800 milliards d'euros en cinq ans avec ses idées, nous explique Thierry Breton, le ministre de l'Economie.No souci pour José Bové qui assume peinard ses 160 milliards d'euros de budget, qui serait réussi grâce à une meilleure répartition des richesses. A l'opposé, François Bayrou calculait à haute voix hier sur France 2 un budget à 20 milliards d'euros ,dont 6 milliards pour financer l'exonération totale des charges (sauf pour la retraite) pour deux emplois nouveaux créés par entreprise. Le voilà champion toute catégorie mais cela suppose une maitrise des dépenses qui devraient faire mal à quelqu'un (ou plus sûrement quelques uns). A qui ? Ce sera écrit début mars dans son livre. Mise à jour 16H : ça continue, Le Monde explique qu'une cellule d'ajustement piloyté par François Fillon tenterait de peaufiner un budget à 30 milliards ( donc il était au-dessus jusqu'ici...)ce qui supposerait de repousser le bouclier fiscal à 50 %.
Par Daniel De Almeida Follow @dandealmeida
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