
Polémique Besson/Guillon, épisode 4 : après la chronique de l'humoriste, les excuses de la direction de Radio France auprès du ministre et le soutien de Nicolas Demorand, voici la réponse d'Eric Besson dans Libé ( article payant).
Après avoir indiqué qu'il n'avait réclamé ni les excuses de Hees, ni le renvoi de Stéphane Guillon, le ministre juge sur le fond que Guillon s'est comporté comme un caricaturiste d'extrême droite.
"Les attaques récurrentes (car ce ne sont pas les premières) de guillon sur mon physique ne m'ont guère touché (...) Elles me rappellent simplement les méthodes de la presse d'extrême droite de l'entre-deux-guerre et il n'est peut-être pas indifférent qu'elles soient proférées, non par un chansonnier dans un obscure cabaret mais par un "humoriste" à une heure de grande écoute sur une radio de service public autrement dit une radio qui appartient à la nation"
Un point godwin partout, entre l'humoriste qui avait comparé le ministère de l'immigration nationale à une administration nazie et le ministre qui traite l'humoriste de fasciste.
Quand il évoque la lâcheté de Guillon, Besson fait un parallèle étonnant :
"En fuyant, tel un vulgaire Peillon, le face-à-face que je lui proposais et que plusieurs télévisions ou radios étaient prêtes à organiser il a définitivement confirmé qu'il est plus facile d'étriller une cible seule face à un micro que d'accepter une confrontation exigeante"
Vincent Peillon sera sans doute ravi d'apprendre qu'il est un tel lâche que sa lacheté en est devenue proverbiale, puisqu'on dit désormais "tel un vulgaire Peillon".
Par Daniel De Almeida Follow @dandealmeida