'"Tu es un connard ! Un déloyal, un salaud ! Je vais te casser la gueule ! Tu te fous de mon nom... Azouz Sarkozy ! Je vais te montrer, moi, Azouz Sarkozy... Tu te fous de mon physique aussi, je vais te casser ta gueule, salaud ! Connard ! Tu te fous de mon nom... Azouz Sarkozy ! Je vais te montrer, moi, Azouz Sarkozy... Tu te fous de mon physique aussi, je vais te casser ta gueule, salaud ! Connard !'"". (Citation extraite d'une dépêche du Nouvel Obs d'après AP et Reuters)
Voici comment aurait réagi Nicolas Sarkozy après qu'il a entendu Azouz Begag s'indigner de la " la sémantique guerrière" utilisée par le ministre de l'intérieur lors des émeutes de 2005. Les propos sont rapportés dans "Un mouton noir dans la baignoire" que publie mercredi, l'ex (il vient d'être "démissionné") ministre de l'égalité et de la promotion des chances.Tous les membres du gouvernement, à l'exception d' Azouz Begag et de François Goulard qui soutiennent donc François Bayrou, ont fini par rallier, avec plus ou moins de conviction Nicolas Sarkozy. Ces dernières semaines, faisant contre mauvaise fortune bon coeur, même le premier ministre a eu quelques mots de soutien envers le candidat.( Certes mesurés, Villepin ayant - tout comme Simone Veil à peu près en même temps - fait part de son désaccord avec les positions de plus en plus dures de Sarkozy sur l'immigration). "On n'a pas besoin de draguer l'extrême droite" s'était emporté récemment le ministre de la promotion et de l'égalité des chances sur le plateau d'En aparté, s'indignant des propos sur l'égorgement des moutons dans les appartements et de la proposition de créer un ministère de l'immigration et l'identité nationale. Il craignait une dangereuse surenchère à droite, dans la foulée des émeutes qui étaient pour lui le début de la descente aux enfers. Il n'est pas sur pourtant que la parution de cet ouvrage - dont Marianne publie demain les bonnes feuilles - gêne réellement le candidat UMP qui a très fortement ancré sa campagne à droite ces dernières semaines, convaincu qu'il doit ratisser à droite avant de draguer la frange centriste/droite modérée dans la perspective du second tour.
Par Daniel De Almeida Follow @dandealmeida