
Apple a décidé de traîner son concurrent Samsung devant les tribunaux pour avoir copié sa technologie et ses interfaces.
Il n'a sans doute échappé à personne, lors de la sortie de la Galaxy Tab, que la nouvelle tablette de Samsung ressemblait très fortement à l'iPad 2 d'Apple : même finesse, même look... à ces différences près qu'elle est significativement plus légère et faite pour être tenue à une main.
La marque à la pomme a tout de même fini par considérer que l'entreprise copiait délibérément ses produits : "plutôt qu'innover et développer sa propre technologie et un style Samsung unique pour ses smartphones et tablettes, Samsung a choisi de copier la technologie, l'interface utilisateur et le style innovant d'Apple dans ces produits de contrefaçon." Les smartphones Galaxy S, Nexus S et Epic 4G sont aussi impliqués dans la plainte.
"Contrefaçon", le mot est lancé. Il faut dire que le système de protection des modèles pour les objets utilitaires est extrêmement compliqué et contraignant. C'est d'ailleurs le problème dans la mode où un même modèle peut-être copié dans différents magasins, avec de plus ou moins grandes différences. Rien ne ressemble tant à une jupe crayon qu'une autre jupe crayon, et de la même manière, rien ne ressemble tant à un smartphone qu'un autre smartphone. La seule chose qui rend visible la différence, c'est souvent la marque.
A moins que, comme Apple, on dépose énormément de brevets en prévention. Dernièrement, par exemple, l'entreprise a déposé un brevet pour un nouveau dock en forme de cercle, pour maintenir l'iPhone en position verticale. Comme le signale un internaute en-dessous d'un article sur cette autre innovation : "Moi qui croyait qu'il n'était pas possible de breveter des choses connues ou des compositions d'objets connus ! Chez Apple, ils arrivent a breveter un stylo, euh pardon, un stylet."
De la protection de la propriété intellectuelle aux monopoles industriels via le système de brevet, il n'y a parfois qu'un pas. Et dans le cas qui nous intéresse, le brevet semble moins un moyen de prévenir un pillage qui pourrait s'avérer fatal pour l'entreprise, qu'un moyen de se garantir l'exclusivité d'un produit qui marche et d'en éviter les perfectionnements par une autre entreprise. C'est une situation qui ne serait pas transposable dans l'industrie des jeux vidéos notamment, où les gameplay ne sont pas brevetés, les jeux amplement plagiés et où personne ne s'en plaint.
D'autant que le plagieur n'est pas forcément celui qu'on pense.
Par Virginie Beernaert Follow @belladonne
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