
Faute de faire sauter la République, Charles Pasqua a fait son show lors de la conférence de presse qu'il a donné devant une foule de journalistes. Condamné à un an de prison ferme et 100 000 euros d'amendes dans le cadre du procès de l'"Angolagate", il a mis en cause, entre autres, Jacques Chirac et Dominique de Villepin, et annoncé qu'il portait plainte contre le juge Philippe Courroye, accusé d'avoir mené une instruction à charge.
"Oui, ils savaient, ils y ont participé et en ont tiré des avantages politiques". Devant la foule de journalistes attirés par ses promesses de "révélations" pétaradantes, Charles Pasqua a sorti le grand jeu. Tout en théâtralité, usant de sa gouaille et de son aplomb légendaire, l'ancien ministre de l'Intérieur a contre-attaqué en évoquant la responsabilité du pouvoir exécutif en place à l'époque dans le "marathon politico-judiciaire" entamé il y a 9 ans. Une nouvelle fois, il a évoqué une note de la DGSE de 1995 adressée à "treize destinataires" :
"Ainsi, au mois de décembre 1995, Jacques Chirac, Dominique de Villepin, Bertrand Andrieu, Jacques Focard, Hervé de Charrette, Charles Million étaient donc informés par la DGSE des ventes d'armes vers l'Angola. Aucune de ces éminentes personnalités n'a été entendue par le magistrat instructeur, en dehors d'Andrieu. Aucun d'entre eux ne s'est opposé à ces opérations."
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Par Edouard Orozco Follow @edouard_orozco