
Plusieurs décès se sont produits ces dernières années au Royaume-Uni, en Belgique et aux Pays Bas à cause de la 4-MA. La raison ? Son effet met plus longtemps à se manifester que celui des drogues dites classiques, et des consommateurs (se sentant certainement un peu arnaqués quant à la défonce attendue) commettent l’erreur de trop en prendre. Le surdosage peut faire monter la chaleur corporelle jusqu’à 45° avant d’entraîner la mort.
Autre aspect négatif, à tout de même prendre avec des pincettes, la 4-MA serait pourvoyeuse de l’hépatite C. Si cette dernière est sniffée, il est conseillé de ne pas prendre la paille du voisin car dans ce cas, effectivement le risque de contracter la maladie est réel.
Les autorités avancent que cette substance est un speed proche de la famille des amphétamines. Le milieu de la nuit et des noctambules semble particulièrement affectionner ce patator qui vit une nouvelle jeunesse.
La 4-méthylamphétamine, pour son petit nom scientifique, n’est pas si nouvelle que ça car elle a été étudiée en 1952 pour être commercialisée comme coupe faim avant que l’idée ne soit abandonnée.
Le site belge associatif eurotox.org présente les différents faits divers survenus en 2011 dans le pays. Le document possède l’intérêt de notamment donner le détail des analyses sanguines des différentes victimes. Il ressort que le mélange avec d’autres stupéfiants ou médicaments est à bannir.
Dans un paysage vraiment généreux en molécules, la 4-MA est aujourd’hui inscrite sur la liste des substances interdites, mais souffre du manque des feux de l’actualité. Faudrait que le consommateur soit pris d’une irrépressible envie de chair fraîche pour attirer l’attention des médias.
Via : Rijksoverheid.nl et Belgeinfo.com
Par Guillaume RocheFollow @Leyog