
Comme annoncé, le rappeur Wyclef Jean a officialisé jeudi qu'il se présentait aux élections présidentielles d'Haïti, prévues pour le 28 novembre prochain. Une candidature qui n'enthousiasme pas tout le monde.
L'ancien membre des Fugees, fondateur de l'association Yélé Haïti, s'était mobilisé suite au tremblement de terre survenu en Haïti en janvier dernier, qui a dévasté l'île, fait 250 000 morts et laissé 1,5 million de personnes à la rue. Un engagement qui aurait pu en rester à l'humanitaire. Sauf que Wyclef s'est mis en tête de devenir président de son pays natal, qu'il a quitté à l'âge de 9 ans pour les Etats-Unis.
"Les Etats-Unis ont Obama, ici vous allez avoir Wyclef Jean", a clamé l'artiste devant un rassemblement de jeunes supporters. Le coeur de cible de sa candidature. "Si je regarde la situation d'Haïti en me mettant dans la peau d'un enfant, je pense qu'il faut absolument mettre l'accent sur l'éducation, la création d'emplois, l'agriculture, la sécurité et la couverture santé", a-t-il déclaré sur CNN, rappelant que les moins de 21 ans formaient la moitié de la population d'Haïti.
Il en faudra plus pour convaincre les sceptiques du sérieux de cette candidature. A commencer par Sean Penn, très impliqué dans l'aide à Haïti et plutôt sévère avec Wyclef Jean. L'acteur américain a affirmé que Wyclef avait été peu présent suite au sinistre, rappelé qu'il avait été accusé d'avoir détourné 400 000 dollars de dons, et s'est inquiété que le rappeur voit surtout dans ce job l'occasion de "faire le tour du monde pour rencontrer des gens".
Par Edouard Orozco Follow @edouard_orozco