
Dans un entretien exclusif accordé à deux quotidiens suisses, Julian Assange, qui connaîtra mardi la date de son procès en extradition vers la Suède, est revenu sur les pressions exercées sur sa personne et sur WiliLeaks depuis le début de la diffusion des câbles diplomatiques en novembre.
Assigné à résidence dans la campagne anglaise, Julian Assange a reçu ce week-end deux journalistes de 24 heures et de Tribune de Genève. Grippé mais déterminé, le fondateur de WikiLeaks a tenu à éclaircir quelques points, notamment en ce qui concerne sa situation financière et celle du site à l'origine du scandale international du "cable gate".
"Nous perdons plus de 600 000 francs (suisses, soit près de 500 000 euros) par semaine depuis le début de la diffusion des câbles diplomatiques. Pour continuer nos activités, il va falloir d'une manière ou d'une autre récupérer cet argent", a expliqué Assange.
"D'ailleurs, à ce sujet, je tiens à préciser que, contrairement à ce qui a été dit, je n'ai pas touché 1,5 million de livres sterling pour écrire mon autobiographie. Je pourrais toucher 1,1 million de livres dans quelques années, si mon livre rencontre un grand succès. Nuance. Et si je me suis effectivement versé des salaires cette année, c'était la première fois depuis la création de WikiLeaks, il y a quatre ans. Toutes ces allégations ne visent qu'à affaiblir notre image auprès de ceux qui nous soutiennent."
Celui qui pourrait être extradé vers la Suède pour répondre aux accusations de "sexe par surprise" dont il fait l'objet évoque dans cet entretien le futur lieu d'hébergement de WikiLeaks : "La Suisse reste une possibilité, d'ailleurs, notre principal nom de domaine est un .ch (...)Nous n'excluons pas non plus l'Australie, qui a radicalement changé de politique suite à la forte réaction des citoyens face à la décision du gouvernement de me retirer mon passeport et de m'attaquer en justice."
Quant aux rumeurs sur le nom de la banque américaine qui fera bientôt l'objet de nouvelles révélations, Assange botte en touche tout en ironisant sur la pagaille qu'elles provoquent déjà :
"Je ne confirme pas, mais la Bank of America se sent visiblement concernée. Pour preuve, la semaine dernière, la direction a mis une cellule de crise en place pour vérifier toutes ses archives. D'autres banques se sont lancées dans des opérations de vérification de leurs activités de peur d'être notre prochaine cible. Cela signifie que, sans avoir publié quoi que ce soit, l'impact est déjà positif puisque les choses avancent ! Reste que nous n'allons pas divulguer ces documents tout de suite, nous avons trop à faire avec les télégrammes diplomatiques et avec nos ennuis financiers."
Voir l'entretien complet sur les sites de 24 heures et de Tribune de Genève
Mise à jour du 11/01 : entretien avec Julien Assange ce matin sur Europe 1
Assange : "Nous allons tenter de riposter" envoyé par Europe1fr. - L'info video en direct.
Par Edouard Orozco Follow @edouard_orozco
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