
Lors d'une viste à Brax, petite commune du Lot-et-Garonne, Nicolas Sarkozy a été agrippé par un homme, rapidement maîtrisé par le service de sécurité.
Un énième déplacement public qui tourne mal pour le locataire de l'Elysée, coutumier de ce type d'incidents, que ce soit en temps que ministre de l'Intérieur ou depuis son accession à la fonction suprême.
Retour sur les sorties mouvementées de Sarkozy, du mythique "casse-toi pauv'con" aux pêcheurs de Draguignan, en passant par son entartage à Bruxelles, en 1997.
L'entartage (presque) passé sous silence
Il aura fallu attendre 2007 et le documentaire de Karl Zéro intitulé Ségo et Sarko sont dans un bateau pour que les images de l'entartage de Nicolas Sarkozy, en 1997 ( !) dans les couloirs du Parlement Européen, soient diffusées à la télé française. Depuis, elles tournent en boucle sur les sites de partage de vidéo.
La Courneuve, les racailles et le Kärcher Juin 2005. La présidentielle 2007 est encore loin mais Nicolas Sarkozy le ministre de l'Intérieur y pense déjà, et pas qu'en se rasant. En visite à la Courneuve, il répond à une habitante qui se plaint : "Vous en avez de cette bande de racailles ? et bah on va vous en débarasser". Puis lâche la bombe qui animera les débats pendants de longs mois : "Il faut nettoyer certaines cités. Et quand je dis qu'il faut les nettoyer au Karcher, cela veut dire qu'il faut les nettoyer en profondeur."
"Si je descends, je te mets un coup de boule" Le début du mandat de Sarkozy aura été plutôt mouvementé, à l'image de cette visite à Guilvinec, en novembre 2007, où 300 pêcheurs attendaient le président de la République, qui venait d'augmenter son salaire de 140%. Les insultes fusent, Sarko invite l'un deux, particulièrement virulent, à descendre lui répéter ça. Ce dernier décline, préférant éviter la confrontation physique...
La scène vue d'en haut, avec sous-titres :
La scène vue d'en bas, avec le bégaiement de Sarkozy :
"Casse-toi pauv'con"
Quelques mois plus tard, c'est à l'occasion du Salon de l'Agriculture, son premier en tant que chef de l'Etat, que Sarkozy dérape en lâchant son fameux "et bah casse-toi pauv'con" à un visiteur qui lui déclare "touche-moi pas, tu me salis". Une phrase devenue instantanément culte et qui poursuit encore le président de la République.
Sarkozy prend un vent En visite dans un centre de Formation et d'Apprentissage à Vesoul, le 6 mars 2008, Nicolas Sarkozy subit un geste de défiance plutôt anodin et puéril, mais néanmoins notable, quand une jeune femme refuse ostensiblement de lui serrer la main, tournant même le dos au président de la République. Heureusement, ce dernier arrive cette fois à garder son sang froid...
Sarko insulté par un jeune
De retour en Seine Saint-Denis en 2010, sur le terres du "Kärcher"¸Nicolas Sarkozy a pu constater que son impopularité n'avait guère baissé chez certains jeunes. L'un d'eux s'en prend à lui verbalement ("Va te faire enculer connard, ici t'es chez moi", aurait-il notamment déclaré selon Le Post) avant de se faire plaquer au sol par les forces de l'ordre. Il s'en tirera avec 9 jour d'ITT et une condamnation de principe à 35 d'heures de travaux d'intérêt général.
Agression à Brax
Le dernier épisode des aventures de Sarko l'incompris s'est donc déroulé ce 30 juin 2011 à Brax, petite commune sans histoire du paisible Sud-Ouest. Ironie du sort, l'agresseur qui a agrippé et tiré le président par le col n'est pas une "racaille", mais un homme de 32 ans non connu des services de police et "professeur de musique", dixit le maire de Brax...
Par Edouard Orozco Follow @edouard_orozco
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