Pour Ségolène Royal, son échec (comprenez "l'immense espoir" en langage ségolénien") est à attribuer à des propositions hasardeuses comme la généralisation des 35 heures et la hausse du SMIC. Dans la video qui suit elle estime que cette dernière mesure n'était pas crédible, notamment parce que les gens ne comprenaient pas si cette hausse était en net ou en brut, quand elle s'appliquerait etc. Bref, les choses n'étaient pas claires, l'amusant étant que ce fut l'une des raisons (le manque de lisibilité) qui poussa Eric Besson à la démission.
Autre motif de désaccord, l'amateurisme et le réflexe de se planquer derrière de larges consultations à venir plutôt que d'assumer des orientations claires. Amateurisme que dénonce également aujourd'hui le Fabiusien Claude Bartolone, expliquant dans l'extrait ci-dessous que la démocratie participative, pilier de la campagne, était une escroquerie. Bartolone critique également d'une certaine façon la démarche péremptoire de Royal - du Besson pur sucre.
Finalement la critique de la candidate à l'égard du programme et les critiques des socialistes à l'égard de leur candidate forment à elles deux le constat dressé par Besson au moment de son départ. Ci-dessous :
Par Daniel De Almeida Follow @dandealmeida