
Depuis 24h, Rachida Dati est la risée du web français pour avoir dénoncé sur le plateau de Dimanche Plus les fonds d'investissement qui veulent une "rentabilité à 20, 25 %, avec une fellation quasi-nulle" (elle voulait bien sûr parler d'inflation).
L'ancienne Garde des Sceaux n'est évidemment ni la première ni la dernière à commettre ce type de bourde verbale. De Nicolas Sarkozy à Ségolène Royal en passant par Eric Woerth ou François Hollande, les femmes et hommes politiques ont l'habitude de commettre des lapsus plus ou moins révélateurs. Petit florilège des cas les plus éloquents.
Eric Woerth : "J'ai lancé toutes les procédures pour renforcer la fraude fiscale"
Alors que l'affaire Woerth-Bettancourt démarrait tout juste, le Ministre du travail s'emmêlait déjà les pinceaux en juin dernier au micro de RTL. Accusé d'avoir couvert de la fraude fiscale, Eric Woerth assure qu'il l'a au contraire renforcée. Croustillant.
Nicolas Sarkozy : "Le paquet fiscal est une politique pour quelques uns et pas pour tous. Les Français ont raison de le croire."
Alors que le paquet fiscal fait toujours débat, y compris au sein de la majorité, on se souvient que le chef de l'Etat avait lui-même commis un lapsus savoureux sur cette réforme emblématique de son début de quinquennat. Nicolas Sarkozy déclarait ainsi en avril 2008 : "Une partie des Français se dit : ‘il fait une politique pour quelques uns et pas pour tous'. Si les Français croient ça -; et ils ont raison de le croire -; je dois en tirer des conséquences immédiates..." Deux ans après, on attend toujours...
Dominique de Villepin : "La démission du conseil constitutionnel"
Premier ministre pris dans la tempête du décrié CPE (Contrat Première Embauche), en 2006, Dominique de Villepin demande aux députés un peu de patience : "attendons le Conseil constitutionnel qui prendra sa démission demain". Avant de se reprendre dans la foulée, alerté par les fous rires de l'Assemblée : "qui prendra sa décision demain".
Ségolène Royal : "Il faut redonner de la précarité"
La gauche n'est bien sûr pas en reste en matière de lapsus. Exemple avec ce contre sens de Ségolène Royal aux prémices de la campagne présidentielle 2007 : "Il faut redonner de la précarité, c'est un vrai combat". Même le Medef n'aurait pas osé...
François Hollande : "Si on veut battre la gauche"
Toujours en 2007, François Hollande avait lui aussi vu sa langue fourcher lors d'un meeting où il déclara : "Il faudra leur rappeler cette leçon simple, que si l'on veut battre la gauche, y a qu'avec la gauche, pardon... ". Un lapsus prémonitoire qui a bien fait rire les militants socialistes. Du moins sur le coup.
Lionel Jospin : DSK, "directeur du front national international"
Lionel Jospin, qui s'y connait également en défaite, est lui à créditer d'un lapsus un peu différent, commis au sujet de Dominique Strauss-Kahn, présenté comme le "directeur du front national international" par l'ancien Premier Ministre (à 6'04 sur la vidéo). "Vous voyez, il était temps que je m'arrête !", s'amuse celui qui s'est retiré de la vie politique...
Georges Marchais : "Ça ne me branle pas"
Bien avant la dictature du buzz, on se gaussait déjà des lapsus de politiques. La preuve avec cette interview vintage de Georges Marchais. Au journaliste qui lui demande s'il n'est pas ébranlé dans ses convictions communistes, l'ancien secrétaire général du PCF répond : "ça ne me branle pas". Surtout si la "fellation est nulle" aurait pu rajouter Rachida...
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Par Edouard Orozco Follow @edouard_orozco