
Polémique. "Je ne dis pas qu'il n'aime pas les blancs, je dis qu'il a un problème (...) ce type est, je le crois, raciste" jugeait hier Glenn Beck à propos du très coloré président américain Barack Obama. Croc-niqueur sur la chaîne canine Fox News, le joufflue "intellectuel" réagissait à la toute récente "Gates controversy". Une sombre histoire.
Rappel des faits
Professeur de l'université de Harvard, spécialiste de l'histoire afro-américaine, Henry Louis Gates est lui même noir. Un jour qu'il rentrait d'un voyage de Chine et s'apercevant que sa porte avait été forcée (et donc impossible à ouvrir), il décida de l'enfoncer. Une desperate housewife affolée appela alors la police pour prévenir un cambriolage imminent. James Crowley, officier de police, arrive rapidement sur les lieux et demande à l'éminent universitaire de s'identifier. Quelques remous et refus de coopération plus tard, Gates est accusé de "trouble à l'ordre public" et menotté. Certain d'être victime de "discrimination raciale" et du haut de sa stature d'intellectuel, il ébruite rapidement l'affaire. Barack Obama, ami de l'intéressé, s'exprime alors promptement sur l'affaire jugeant la réaction du fonctionnaire "stupide."
Intrigue
Prenant la balle au bond, les "journalistes" de la Fox, au même titre qu'une bonne frange républicaine, s'indignent face à ce jugement "hâtif et inapproprié" du président qu'ils n'ont pas choisi. Glenn Beck le taxe alors de "raciste, anti-blancs." Colporteurs de ragots en tous genres, surtout les plus invraisemblables, les conservateurs creusent une brèche déjà bien entamée. En effet, une autre accusation prétend depuis quelques semaines qu'Obama ne serait pas né aux Etats-Unis, condition sine qua non pour être président.
Conclusion
Barack Obama s'en moque. Il a récemment convié l'officier Crowley et Gates autour d'une binouze, histoire de parler entre hommes. D'ici à ce que les républicains l'accusent d'être gay, y a pas des miles.