
Au Mexique, le commerce de la drogue est une institution. Au point que chanter les louanges des narcotrafiquants est devenu un genre en soit. Là-bas, on appelle ces ballades les "narcocorridos".
Une mode intolérable pour le parti au pouvoir, qui veut proposer un projet de loi prévoyant de un à trois ans de détention contre les auteurs de films ou de ritournelles faisant l'apologie de la criminalité. "La société perçoit les chansons sur la drogue comme jolies, plaisantes, sans conséquences, mais c'est le contraire", estime un parlementaire. "Nous ne pouvons pas accepter cela comme normal. Nous ne pouvons pas exalter des gens qui distribuent ces produits à la jeunesse, pour les inciter à adopter ce mode de vie, dans lequel ce sont les méchants qui l'emportent".
Elijah Wald, auteur d'un ouvrage sur le phénomène narcocorrido (voir illustration), se montre lui plutôt critique vis-à-vis de cette initiative politique : "Il est très difficile de stopper le trafic de drogue, il est est très facile d'avoir son nom dans le journal en attaquant les musiciens célèbres".
Un narcocorrido signée du musicien Ramon Ayala :
VIA : Le Matin, The Canadien Press
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Par Edouard Orozco Follow @edouard_orozco