
Le cap du milliard d'être humains souffrant de malnutrition a été atteint. Un chiffre qui devrait braquer les spots sur le sommet de la FAO (l'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture) qui a débuté ce lundi à Rome. Mais non, les pays industrialisés s'en moquent.
2009 a été une année catastrophique sur le terrain de la nutrition, affirme la FAO. La crise alimentaire de 2006-2008 et le ralentissement de l'économie mondiale ont remis les compteurs au rouge. En proportion, le nombre de personnes souffrant de malnutrition est même reparti à la hausse après avoir baissé continuellement de la fin des années 1969 à la période 2004-2006. Tous les continents sont touchés par le phénomène, et les pays développés n'échappent pas à la tendance, comptant tout de même 15 millions de mal nourris. Mais c'est bien sûr en Afrique subsaharienne que la situation demeure la plus alarmante.

En dépit de ce constat, le sommet du FAO s'est ouvert ce lundi en l'absence des dirigeants des pays du G8, à l'exception de Silvio Berlusconi, obligé par son statut d'hôte de l'évènement et surtout bien content d'échapper aux polémiques sexuelles qui le poursuivent. La France, par exemple, s'est contentée de dépêcher son ministre de l'agriculture, Bruno Le Maire. Une désertion qui a poussé le Directeur général de la FAO Jacques Diouf et le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon à se mettre symboliquement en grève de la faim.
Le chroniqueur Mamane se lâche sur l'antenne de RFI :
Par Edouard Orozco Follow @edouard_orozco