
Revenant sur les rumeurs entourant la vie privée de Nicolas Sarkozy et Carla Bruni, Christophe Barbier a comparé le net - entre autre - à un virus animal. Sur le web, les réactions sont vives. Mais à coup bon nourrir l'"éditrollialiste" de L'Express ?
Dans l'édito matinal qu'il tient sur LCI (en plus de ceux de L'Express diffusés sur dailymotion), Christophe Barbier a donc rejoint la liste des webophobes : ses personnalités qui utilisent leur temps de parole médiatique pour cracher sur internet à gros coup de poncifs. Le voilà entouré des Séguéla, Finkielkraut, Duhamel, Lefebvre et consorts.
Il faut dire que l'ami Barbier n'y est pas allé de main morte pour dézinguer la toile. Prétexte à cette saillie ? L'affaire des rumeurs circulant autour du chef de l'Etat et de son épouse qui a connu un nouveau rebondissement avec la saisie de la justice par l'Elysée.
Florilège de la pensée Barbienne sur l'implication du web dans cette affaire :
"De la rumeur pur internet".
"Comme le virus de la grippe aviaire peut muter et passer à l'espèce humaine, les virus de rumeurs peuvent passer du net aux grands médias. C'est ce qu'il s'est passé, d'où la contre-offensive d'aujourd'hui."
"L'internet c'est un média au sens technologique, c'est pas un organe de presse. Accuser les médias à cause du buzz c'est commettre une erreur."
"Et c'est vrai que les médias ont souvent le tort de reprendre internet sans faire leur travail journalistique, vérifier, recouper, demander des compléments d'information."
Et la meilleure pour finir :
"Il y a une vraie différence entre internet et le média, ça s'appelle le travail tout simplement. Sur internet, on ne travaille pas, quand on est dans un vrai média (sic), on travaille."
Cette dernière affirmation a concentré la colère de la twittosphère, qui a répondu en choeur : "ON" n'est pas payé non plus.
Mais, quelque part, il faut reconnaitre que tout ceci est vain. Que l'énergie qu'on met à s'offusquer de ce type de propos pourrait être utilisée de manière bien plus utile (faire un footing, ranger ses factures). "Do-not-feed-the-troll". Ne nourrissez pas le troll, même s'il a une écharpe rouge ou qu'il officie sur une chaine d'info en continu, c'est bien la devise élémentaire du débat 2.0, non ?
Ceci est d'autant plus vrai qu'avec Christophe Barbier, c'est toujours les jours la fête du troll. Entre les "Français des tropiques qui veulent travailler à l'antillaise et consommer à la métropolitaine", la demande de dissolution du PSG, ou encore les obèses qui devraient payer double dans l'avion, le directeur de la rédaction de L'Express a pris l'habitude de déraper sur tous les innombrables sujets qu'il évoque partout où on pointe une caméra sur sa bobine. Un peu comme un Frédéric Lefebvre de la presse, en fait.
Alors oui, de la même façon que certains répondent à Lefebvre_UMP sur Twitter, espérant on ne sait quel retour, on peut toujours tenter d'argumenter avec Barbier. On peut aussi se souvenir que l'ignorance est le meilleur des mépris. Et passer à autre chose.
A lire :
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Par Edouard Orozco Follow @edouard_orozco