Les députés vont donc supprimer l'essentiel de leur régime spécial de retraites. Devraient passer à la trappe un certain nombre de dispositions :
la possibilité de liquider sa retraite à 55 ans, et effectivement il n'y a aucune raison de prolonger une telle faveur dans le climat actuel.
La double cotisation à la fois à la caisse des parlementaires et à celle de son corps ou métier d'origine pendant la durée du mandat. Là c'est moins évident : la double cotisation peut s'apparenter à un sacré privilège mais après tout député n'est pas un métier. Quelqu'un qui tente l'aventure sur un mandat et se rétame au bout de cinq ans n'a aucun filet et doit réintégrer son ancienne activité. Qu'il ait continué à cotiser pendant la législature n'est pas si choquant.
Curieusement un principe plus contestable, celui des bonifications de cotisation, devrait être maintenu : un député qui va jusqu'au bout d'un mandat touchera quelque 1500 € de retraite, 3000 pour deux élections etc selon l'association Sauvergarde retraite , d'où le déficit du régime de 38 millions d'euros sur un fonds total de 60 millions d'euros. Ci-dessous le pont réalisé par I-Pol, avec la retraite de Jacques Chirac et celle estimée de Nicolas Sarkozy :
Par Daniel De Almeida Follow @dandealmeida