
Réduire de 40 % ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020, doubler la mise d'ici à 2050, les ambitions écologiques du Canada ont surpris tout le monde aujourd'hui à Copenhague.
Dans un communiqué de presse, les autorités canadiennes ont mis la barre très haut : A cet incroyable engagement s'ajoute en effet la volonté d'Ottawa de réparer les dommages causés par les pays industrialisés à grands coups de milliards reversés aux pays africains : totalement conquise la délégation de l'Ouganda a organisé une conférence de presse.
Les cercles économiques sont moins emballés : Ross Laver, le président de l'association regroupant les principaux cadres dirigeants des plus grandes entreprises canadiennes, s'est indigné d'une telle position. "Ce n'est pas comme cela qu'on va créer des emplois au Canada" fulmine-t-il sur le site du Wall Street Journal.
Qu'il se rassure, le communiqué était totalement bidon, comme l'ont indiqué depuis les Canadiens.
On ne sait pas qui est le farceur mais cela ressemble bigrement aux méthodes des Yesmen : pousser la logique des grands discours jusqu'au bout - parfois jusqu'à l'absurde - pour montrer à quel point personne n'y croit réellement. Et éclairer de manière crue l'hypocrisie ambiante.
Souvenez-vous en 2004, l'un d'entre eux s'était fait passer pour un cadre de Dow Chemical, acceptant la responsabilité de son entreprise dans la catastrophe de Bhopal et proposant d'indemniser les victimes à hauteur de 12 milliards de dollars.
Par Daniel De Almeida Follow @dandealmeida