
Dans la tourmente depuis la diffusion, mardi, de ses propos sur les jeunes français musulmans tenus dans le cadre d'un débat sur l'identité nationale, Nadine Morano contre-attaque et réclame des excuses, comme elle l'a expliqué ce matin sur l'antenne d'Europe 1.
"Je ne me sens pas victime. Si victime je suis, je le suis par la malhonnêteté intellectuelle d'un journaliste venu couvrir trois jours de débat", s'est défendue la secrétaire d'Etat à la famille. "J'accepte l'analyse mais la caricature et la malhonnêteté intellectuelle, j'ai du mal à l'accepter (...) Comment voulez-vous résumer en un quart de phrase un débat qui a duré trois heures".
Pour appuyer sa défense, Morano a d'ailleurs fait diffuser l'intégralité du passage incriminé (qui dure neuf minutes) sur internet et refuse de s'excuser. "J'ai plutôt envie que ce soit le correspondant de l'AFP qui vienne me faire des excuses", a-t-elle commenté.
Remis dans leur contexte, les propos de la membre du gouvernement perdent effectivement de leur violence. Même si les amalgames vont bon train et qu'on a un peu de mal à suivre la logique entre la question du jeune sympathisant Front National (qui demande si l'Islam a sa place dans l'identité nationale après une parenthèse sur Charles Martel) et la réponse de Morano qui mélange histoire de France, intégration, immigration, Islam, considérations vestimentaires et pratique de la langue française.
A chacun, désormais, de juger sur pièces et de se faire sa propre opinion :
Par Edouard Orozco Follow @edouard_orozco