
Suvie depuis sept ans, la piste Al Qaida a été abandonnée en fin de semaine dernière dans l'affaire de l'attentat suicide survenu à Karachi (Pakistan), le 8 mai 2002, qui avait coûté la vie à 11 ingénieurs français. Selon l'avocat des familles des victimes, il pourrait en fait s'agir d'un contentieux franco-pakistanais, suite à l'arrêt du versement de comissions occultes, dont une partie aurait servie à financer la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995.
Interrogé en tant que ministre du budget de Balladur, lui même premier ministre à l'époque, Nicolas Sarkozy a balayé ses accusations en conférence de presse, se risquant même à quelques tentatives d'humour hasardeuses. "Non pardon, je ris pas du tout, parce que l'attentat de Karachi, c'est la douleur des familles, des trucs comme ça..."
Par Edouard Orozco Follow @edouard_orozco