
Le site de l’exposition Paris en chansons (du 8 mars au 29 juillet 2012) a mis en ligne une intéressante carte interactive, composée de 200 morceaux consacrés à la capitale. On peut retrouver les chansons via leur interprète, leur décennie ou leur arrondissement. Laissons nous tenter par une petite promenade en suivant l’ordre des arrondissements.
Dans le Ier, le « Sébasto » (le Boulevard Sébastopol) loué par Léo Ferré.
Puis la rue du Pont aux choux évoquée avec les mots de Marcel Aymé par Guy Béart dans « La Chabraque » (3e arrondissement).
Dans le 4e, on peut fouler « La rue des blancs manteaux » chantée par Juliette Gréco sur un texte de Jean-Paul Sartre, avant de faire un tour au Quartier Latin » de Charles Trenet (5e).
On se pose ensuite au 6e pour observer « Les vieux messieurs du Luxembourg » des Frères Jacques.
Dans le 7e, c’est « La Tour Eiffel sidérale » d’Arthur H. qu’on admire. On croise « Le zouave du Pont de l’Alma » de Serge Reggiani dans le 8e avant de sillonner les « grands boulevards » avec Yves Montand, qui nous emmène ensuite rue Saint Vincent dans le 10e (« Rose Blanche »).
Attention, celles qui s’aventurent dans le 11e devront prendre garde au « diable de la Bastille » d’Edith Piaf : c’est un bad boy avec ces dames, paraît-il.
« Le quai de Bercy » (12e ), roucoulé par Maurice Chevalier est plus avenant, moins trouble que le « Brouillard dans la rue Corvisart » chanté par Jacques Dutronc et Françoise Hardy (13e) et plus guilleret que le 14e, qui donne le bourdon à Renaud (« Le Blues de La Porte d’Orléans »).
Pour nourrir sa mélancolie, on pourra franchir le « Le pont Mirabeau » avec Léo Ferré ou Thomas Fersen (15e), à moins que l’on préfère se rendre, « A Montparnasse » avec Miossec. Attention au 16e arrondissement, il paraît que c’est super ghetto – c’est du moins ce que prétendent Les Inconnus dans « Auteuil, Neuilly, Passy ».
Profitez plutôt des « Batignolles » avec le rassurant Yves Duteil (17e).
Nous voilà dans le 18e : si l’on veut éviter la « Place Clichy » bêlée par Julien Clerc, il y a toujours « Montmertre » conté par Aristide Bruant ou par Charles Aznavour dans « La Bohème ».
On ne saurait trop vous conseiller également de faire une virée dans le 19e avec Arletty, « A La Villette » version bal musette, et son impayable visite « chez les burotins, parmi les catins » avec un accent titi parisien à couper au schlass.
Pour clore ce tour en chansons, dans le 20e, n’hésitez pas à emprunter la « Rue de Ménilmontant » avec Camille.
Bien d’autres parcours musico-parisiens par ici.
Par Eric VernayFollow @ericvernay