
est composé de 11 titres (ce qui fait beaucoup), et a été produit à partir des démos enregistrées par Carla Bruni, chez elle, à la guitare, violoncelle (ça y ressemble) et au pied. La miss y a ajouté une sorte de chant
inaudible ; encore une fois, il est conseillé de monter le son au maximum pour ne pas confondre cet album avec un instrumental. Les paroles viennent de poèmes anglais, Carla Bruni ayant déclaré en interview qu'elle avait longtemps séché pour en écrire elle-même, et elle a été coachée par Marianne Faithfull pour la diction.
[mediabox id_media="115497" align="right" width="260" height="260"][/mediabox]On retrouve donc dans cet album des textes de Yeats (le pauvre homme), Emily Dickinson, Dorothy Parker ou WH Auden. Mais rien à voir ici avec la démarche d'un Sting qui a enregistré récemment du John Downland accompagné au luth de façon plutôt convaincante ; Carla Bruni se contente de son maigre dispositif musical habituel pour chanter des textes pourtant très engagés : I Went To Heaven, Those Dancing Days Are Gone, ou encore Lady Weeping At The Crossroads. Un désastre d'ennui, de snobisme et de raffinement artificiel, si ce n'avait été pour la découverte du joli Promises Like Pie Crust de la soeur du peintre Rossetti.
Par Benjamin Berton