Petit mais costaud Chez Jagjaguwar/Differ-ant, en juin 2007

01/01/2009 - 18h39
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Amateurs de contrepétrie, beinvenue ! Et oui, aussi incroyable que cela puisse paraître, My Ion Truss est l'anagramme grivois de "My Iron Tuss", qui signifie avoir une gaulle d'acier. Mais bien mieux qu'une bande son d'un film de Bigard, Minus Story offre une pop rock toute en douceur, progressive et onirique à souhait.

 

Septième album de Minus Story, est l'oeuvre de quatre garçons pleins d'avenir traînant leur pop rock dans un psychédélisme lo-fi dans la fumée de leurs inspirations. 0riginaires de Boonville dans le Missouri, ils surfent apparemment sur les mêmes spots que Mercury Rev ou The Flaming Lips, mais sans la production fade et la poésie de supermarché dont sont parfois atteints ces groupes.

 

L'authenticité est d'ailleurs un des aspects fort agréables de Minus Story. Les choeurs sont à la limite du faux, le son n'est n'est pas raboté par Timbaland et on sent vraiment une implication personnelle des musiciens dans leur oeuvre. Tout comme leur précédent album, , My Ion Truss respire la sincérité, et le chant doux mais gardant les dents serrées de Jordan Geiger (guitare, clavier, chant) n'y est pas pour rien.

 

Malgré l'implication directe de l'émotion, les compositions sont complexes, fouillées, riches et brassent autant du The Beatles que du Robert Wyatt, ou des Flaming Lips/Mercury Rev. La voix enlevée et la manière dont sont construits les morceaux fait même penser aux The Byrds de "Eight Miles High" par moment.

 

Ainsi la tambouille de Minus Story est une recette réservée aux toques étoilées, qui aime les mets longs en bouches. Enfin, pour les cuistots qui aimerait faire des émulsions au LSD quand même... Les mélodies barrées évoquent les late 60's autant que le rock indé des 90's et montrent bien que les métissages improbables ont parfois du bon ("Battles of Your Lives" ou le très chargé en psychotropes "The Way Beyond"). Mais Minus Story est aussi capable de vous éjecter de votre siège avec "Beast At My Side", de vous rentrer un bon gros tube pop dans la tête avec "Stitch Me Up" ou de verser dans un rock progressif plus sauvage à grands renforts de cavalcades sur "Aaaron".

 

Le dénominateur commun de tous ces morceaux qui permet de créer une véritable homogénéité dans la diversité à cet album est le pouvoir d'évasion que récèlent les tracks. C'est pourquoi ceux qui aiment l'electro la plus abyssale pourront aisément se laisser charmer par ce bijou pop rock des plus captivants.

 

 

 

Par Théophile Pillault
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