
Alizée livre avec un disque pop et intimiste. Le single "Mademoiselle Juliette" est là pour en témoigner et donne une bonne image des intentions de l'ex-Lolita. Avec cet album, la chanteuse a la volonté d'offrir une pop léchée, intelligente et si possible entêtante. Psychédélices bénéficie d'une bonne production, est bien outillé, et mixe sonorités électro de bonne facture et guitares. L'album affiche une vraie recherche de composition et des tas de références incongrues. "Mademoiselle Juliette" évoque la Commedia dell'arte, des Montaigu et Capulet, du bon William. Plus loin on a affaire à une chanson baptisée "Mon Taxi Driver" ainsi que sur "Fifty Sixty" des mentions de [people rec="0"]Lou Reed[/people] et de [people rec="0"]Nico[/people], ou encore de la Motown sur "Lilly Town".
Des rimes typiquement françaises, des jeux de mots à la [people rec="0"]Raymond Devos[/people], on aime ou on les trouve carrément cheap ("tu bois le calice jusqu'à l'hallali" sur "Psychédélices"; "mon lover goûte la saveur sous mon pull-over"). Pas évident de s'enthousiasmer pour un album dont ne ressortent que quelques titres (le single, "Lonely List" et "Idéaliser"). "Jamais plus" fait penser à un bon titre de [people rec="0"]Mylène Farmer[/people]. "Décollage" démarre bien puis vire à l'insupportable et enchaîne les métaphores astronomiques jusqu'à l'overdose. "L'effet" aurait pu faire un beau final amoureux ; les paroles accusent le coup "c'est toi qui m'as fait un peu divine"... juste un peu alors. Ne devrait-on pas dire d'ailleurs..."faite un peu divine" ?
Par Benjamin Berton