Les britanniques de Foals s’offrent une mixtape chez !K7 Au delà des étiquettes

05/06/2012 - 18h02
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Après les volumes très recommandables de The Rapture et celui de The Big Pink c’est au tour des Anglais trémulants de Foals de signer une sélection personnelle de morceaux fétiches pour la collection "Tapes" du label Allemand !K7. Une collection de titres éclectique, enjoués et enlevés qui paraitra le 07 juillet et s’avère absolument parfaite pour l’été.

C’est une évidence aujourd’hui – et nous ne cessons de le répéter à Fluctuat (voir notre diaporama des 10 artistes qui renouvellent la pop) la notion de genre ou d’étiquettes, en musique, comme dans beaucoup d’autres disciplines artistiques d’ailleurs, n’ont plus court. Foals en l’occurrence, un peu à la manière des Angelenos de Fool’s Gold si ceux-ci avaient plongé dans le grand bain new wave, ou encore de Vampire Weekend, leurs collègues New Yorkais (en moins sage), ont toujours préféré le métissage aux influences trop lisses et surtout bien blanches de la brit-pop traditionnelle.

Sur leurs deux premiers albums, l’ultra-plébiscité Antidotes produit par David Sitek de TV On The Radio d’une part, et Total Life Forever, moins bien accueilli et à la tonalité plus sombre de l’autre, Foals démontrait déjà un talent certain pour le brassage d’influences, le malaxage enthousiaste de racines et d’horizons variées. Les Anglais ont beau être originaires de la studieuse Oxford, ils ne tirent pas moins le meilleur des polyrythmies issues du continent Africain, des guitares exotiques (l’Erythrée et l'Ethiopie) et de la ferveur d’une musique mondiale mêlée à l’urgence d’une pop moderne portée par un chant plutôt classique et une approche global typiquement britannique. Foals en un sens, nous refait le coup du grand Empire britannique, la Compagnie des Indes, les colonies américaines et africaines, et tout le reste…

Sur Foals Tapes, c’est surtout Edwin Congreave, le clavier, qui travaille. Des cinq personnalités qui cohabitent au sein de Foals (Yannis Philippakis - chant, arrangements -, Walter Gervers - basse -, Jimmy Smith - guitare -, Jack Bevan - batterie - et Edwin Congreave donc), il est celui qui se frotte depuis le plus longtemps à l’art du DJing. Avec ces comparses, il a donc sélectionné une belle poignée de titres présentés sous la forme académique d’une vieille cassette, face A, face B. On retrouve des têtes connues comme Caribou ou le Metronomy des débuts, mais aussi des figures mythiques (Arthur Russell), des moments clés et des artistes phares de l’histoire de la musique électronique (Kompakt, Nicolas Jaar), de la musique d’Afrique du sud (Condry Ziqubu, star du Skorokoro) ou du Congo (Konono Nº1), de l’electronica (Clark) et de l’electro tout court (In Flagranti), de la house (Osunlade) et du disco moustachu à papa (Cerrone), le tout mixé avec cohérence, comme savent le faire les vrais amateurs de musique aujourd’hui.

Foals Tapes, on s’en doute, annonce également un troisième album attendu, à paraitre dans le courant de l’année. Un mini-site est même dédié à ce volume.

Par Maxence Grugier
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