
Punk is not dead, ça, on le sait depuis belle lurette. Les Sex Pistols refont des festivals, les Clash se vendent encore comme des petits pains (cf. leur live au Shea Stadium, en passe de devenir plus culte que celui des Beatles), et le style néo-punk est partout, dans la rue comme sur les podiums de mode.
Marchant sur les plates-bandes de la délurée Siouxsie et ses Banshees, il y eut dans le panthéon des punkettes pures et dures les britanniques The Slits (dont le nom signifie ni plus ni moins "les Fentes"), réputées pour leur prestations live déchaînées et hurlantes. D'une durée de vie limitée (cinq ans, de 1976 à 1981) le groupe se composait d'Ari Up (de son vrai nom Ariana Foster) la chanteuse, Viv Albertine la guitare et de Tessa Politt à la basse.
A l'instar de leur grand frère Johnny Rotten et des Sex Pistols, les trois copines ont décidé de rejouer ensemble sur scène. Le 9 novembre, elles seront les têtes d'affiches du festival Ladyfest de Manchester, où elles se produiront à deux reprises. Le 3 décembre, c'est la prestigieuse scène londonienne de l'Astoria qu'elles fouleront. Le détonateur de cette réunion exceptionnelle est en fait un livre (toujours en cours d'écriture - le titre de travail est Typical Girls ?) de l'Anglaise Zoe Street Howe destiné à célébrer les 30 ans de la sortie de l'album-légende des Slits, . "Le livre de Zoe est la raison qui a fait que je me suis remise à m'intéresser de nouveau aux Slits", confie la chanteuse Ari Up. "Quelqu'un d'aussi cool et intelligent qui met tellement de coeur à reconstituer point par point notre carrière, ça a eu un impact énorme sur moi. La sortie de ce livre, c'est l'occasion de montrer que les Slits ne sont pas mortes et qu'elles méritent toujours le respect qu'on leur doit !" Ca, c'est parlé.