Les Nuits Sonores thématiques (2)

29/05/2006 - 12h47
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Last night a DJ nique ma hanche, ou Comment j'ai fais tous les dancefloor, pour vous.

 

Nous sommes toujours vendredi 26, et pendant que The Chap revivifie le prog rock en y ajoutant une bonne dose de punk et d'humour, le producteur danois Trentemoller engage son étrange dj set + live. Au sommet de la hype, Trentemoller s'impose comme le maître d'un son intéressant, mais -; est-ce le lieu ? -; qui n'impressionne pas réellement ce soir-là. Il a beau cultiver une dimension Chain Reaction/Basic Channel ou même Force INC, qui rappelle le Berlin de la fin 90's, tout en osant des incartades au sacro-saint 4x4 (hop, un petit Blur en passant), cela ne fait pas tourner la tête pour autant. Son électro, tech et pop, tout en échos qui rebondissent, s'écoute peut-être mieux dans un environnement différent, trop fin pour les docks... Bref, on est pas vraiment emballés. Pas grave, la bonne surprise de fin de soirée (il faut dire qu'on les attendait au tournant) vient encore une fois des Allemands avec le très hype (je vous l'avais dit hein !?) duo Booka Shade, soit une house mélodique et

hypnotique, chaude comme la braise -; et surtout un art du rythme qui vaut presque le maître Villalobos (c'est dire !). Le public en redemande, votre serviteur aussi, les clubbers hurlent à chaque enchaînement, rebondissent dès qu'un des membres du duo se lance dans un set de percussion électronique, tout le monde s'excite sur le tube, "Mandarine Girl", etc... Un grand moment de transe électronique.Le lendemain, samedi 27 mai, il fallait bien du courage pour enchaîner Pere Ubu (on y reviendra promis) et la nuit entièrement dédiée à la folie des corps en sueur qui s'annonçait ! Imaginez : Alex Smoke, Andrew Weatherall, Justice, Automat, Coldcut, le tout dans la même soirée ! Sans oublier ceux que je n'ai pas pu voir (n'ayant pas encore, même après les aspirines de Luz, le don d'ubiquité), c'est à dire Jennifer Cardini, Para One, Tekël, Abe Duque et John Lord Fonda (lecteur, si tu as vu c'est artistes, vas-y défoule toi et balance tes impressions dans les commentaires)... Bref, après un moment passé à

errer dans les docks à la recherche de mes comparse Traxiens, me voilà dans la place pour le set d'Automat. Spécialiste de l'electro pure et dure à la Kraftwerk/Drexciya, le français Automat peut prétendre à un avenir sans nuage (de Tchernobyl) tant son art de l'enchaînement et le plaisir qu'il montre à partager ses passions avec le public est communicatif. Un set électrisant, vraiment, tout en sons robotiques et en roulement de mécanique (aussi). C'est pourtant un nuage (de "fumée") justement, qui m'oblige à décaniller pour aller rendre visite en salle 2 à l'écossais Alex Smoke, grand manitou d'une house très très deeeeeeeeeep, et là, c'est l'extase ! Transe encore, c'est reparti pour un tour. Le genre de moment où vous ne savez plus depuis combien de temps vous dansez, un peu trop mental pour certains, pour moi c'est l'espace-temps qui se dilate et se contracte inopinément tout autour... De fait, hormis un bref aperçu de la scène ou Jennifer Cardini, la Djette Star des nuits parisiennes encourage son

compagnon de scène, je danse les yeux fermés pendant presque une heure. Suit immédiatement un autre dieu de l'électro, j'ai nommé le grand Andrew Weatherall, ex-Sabre of Paradise (Warp) et actuel Two Lone Swordsmen (Warp et Sabresonic) ! Un immense bonhomme, l'équivalent de John Peel version techno. L'homme qui sait tout, a tout, mixe tout. Une folie. Et là, c'est dignement qu'il contrôle la salle, balançant un set cérébral, une grande partouze sonore, convoquant le son crade du disco-punk new yorkais des 80's et la minimale techno d'un Steve Bug, bref, que du bonheur. C'est en courant que je rejoins l'équipe de Trax (à l'origine d'un plateau complet), puisque la révélation parisienne joue au moment même. C'est Justice ! Que dire ? Justice, ça déchire. Entre Simian ("We are YOUR Friend !", scande toute la salle),

Prodigy et leur monstrueux track techno-metal, The Water of Nazareth, la formule "Motorhead de l'électro", leur va comme un gant (je l'invente à l'instant, Franck Bedos notre SR approuve). En nage, je vais me reposer sur Coldcut. Coldcut dont je n'attendais pas grand chose... j'avais raison. Un bon moment de détente, de très beaux moments de VJYing, mais les bonhommes n'ont plus grand chose à dire. Et puis... Il est 5 heures du mat', dehors les petits oiseaux chantent, et le ciel, déjà s'éclairci. Jennifer attaque son set, mais j'en ai assez vu pour aujourd'hui, mes genoux ne suivent plus, rideau... gaaaga... dodo. Demain Pere Ubu. Yaaaah ! (Après on arrête hein les gars, flyer, je VEUX des vacances !!)

 

Par Maxence
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