Des roses, des orties et des pépettes : Francis Cabrel, vendeur de l'année en 2008

20/12/2008 - 09h33
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Des roses, des orties et des pépettes : Francis Cabrel, vendeur de l'année en 2008

  

Le 12ème album de Francis Cabrel, , est l'album qui s'est le mieux vendu en France cette année. Les chiffres officiels sont tombés : l'album publié par Columbia, a été certifié avant Noël, disque de diamant, soit 750 000 exemplaires écoulés en à peine 7 mois, puisque le disque est sorti début avril, devançant assez nettement tous les poids lourds du juke-box office français.

 

 

 

Cet album qui a mis fin à quatre années de silence depuis (bodéga, jeu de mots) est présenté par Francis Cabrel actuellement au Casino de Paris et donnera lieu l'année prochaine à une grande tournée en province. L'album balaie des thèmes assez variés, depuis l'amour, la grande affaire cabrelienne, jusqu'aux tourments de l'époque et, à demi-mot, la politique. Cabrel y chante comme il sait le faire en s'accompagnant de guitares souples et graciles arrangées par Michel Françoise. Alors que la nouvelle chanson française bat le pavé et nous abreuve de détails prosaïques sur les papillons, les beaux-parents, les factures d'électricité, Francis Cabrel garde le cap et continue d'envelopper son discours dans un tissu de métaphores poétiques beaucoup moins terre à terre et explicites. Cette veine poétique est illustrée par ce titre 100% végétal qui fait référence aux bonnes choses, aux gens chouettes, "Des Gens Formidables", "Né dans le Bayou" (les roses) et aux trucs qui vont moins bien, "l'Ombre au tableau", "les Cardinaux en Costume" (les orties). On notera également, ce qui ne gâte rien, sur cet album, un trio de reprises américaines tout à fait honorables de JJ Cale ("Madame n'aime pas"), Bob Dylan ("Elle m'appartient") et de Creedence Clearwater Revival ("Né dans le bayou"). Cabrel écoute de la bonne musique traditionnelle chez lui et cela s'entend. A tout juste 55 ans, il vient de se replacer en position centrale sur l'échiquier musical français.

 

 

 

Au final, cet album bien fabriqué, précis et inspiré rapporte donc gros à son auteur compositeur, à défaut de marquer une rupture de ton dans l'oeuvre de l'homme d'Astaffort.

 

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