Comme d'habitude Chez Parlophone/EMI, février 2009

09/02/2009 - 10h15
  • Partager sur :
  • 0
La déferlante Alright, Still en 2006 avait réussi à mettre tout le monde d'accord : Lily Allen était une petite peste dotée d'une voix quasi-angélique, aux textes hargneux, et qui savait diablement bien s'entourer pour concocter un bon premier album au succès mérité. En 2009, rien n'a vraiment changé... sauf que l'on gagne encore en qualité.

 

- Voir notre interview avec Lily Allen

 

2008 aura été pour la caillera bourge au ravissant minois une année quelque peu mouvementée. Entre les crimes capillaires à répétition, la prise de tête en direct à la télévision avec Sir Elton John, sa rupture douloureuse avec Ed Simons des Chemical Brothers, les soirées arrosées et ses déclarations controversées sur les drogues, la miss Lily Allen aura tout même réussi à enregistrer son très attendu second effort. Et bien que la sortie d' ait été plusieurs fois retardée, elle a réussi à faire son boulot, et plutôt très correctement.

 

S'il y a un adage que Lily Allen a fait sien, c'est bien "on ne change pas une équipe qui gagne". La chanteuse s'est en effet, et pour la deuxième fois consécutive, attirée les faveurs de son pote producteur américain Greg Kurstin (une moitié du duo The Bird And The Bee et surtout producteur à succès de Kylie Minogue, Dragonette et Little Boots), qui a co-écrit la plupart des chansons du deuxième album. Et, à l'image de collaborations cultes comme Byrne/Eno ou autre Bowie/Visconti, la magie opère plus que jamais.

 

La chipie pop, qui ne cesse de clamer qu'elle a bel et bien mûri en tant que femme et en tant qu'artiste -; et ce qui peut laisser présager du pire -; est tout de même restée fidèle à ses influences hip-hop (et quand on écoute ses duos avec Dizzee Rascal et Common, on se dit qu'elle aurait tout à fait pu devenir une rappeuse digne de ce nom), ska, reggae et bien sûr... pop, puisque It's Not Me, It's You se veut aussi plus dansant, plus euphorisant que son prédécesseur. Néanmoins, le duo Allen-Kurstin explore d'autres horizons, risquant même un accordéon kitsch mais rigolo sur l'intro du morceau "I Could Say", premier de l'album à avoir été écrit et enregistré, et un rythme "Enniomorriconien" chaloupé sur l'acide "It's Not Fair", où la Londonienne reproche à son petit ami éjaculateur précoce de ne pas l'emmener au septième ciel comme elle le mériterait... Sic.

 

Les mecs en prennent comme d'habitude pour leur grade -; lâches (traduisez les paroles de "Never Gonna Happen"), abrutis, mous, mauvais coucheurs... Lily a toujours une dent envers la gent masculine et ne s'en cache pas. Mais, contrairement à sur , son monde ne se limite plus aux mecs foireux et aux pétasses de quartier. Ici, elle adresse un magistral "Fuck You" à George W. Bush (sans doute la meilleure chanson de l'album) avec une voix si guillerette qu'on la voit presque sourire derrière son micro. Elle parle des ravages de la drogue dans le monde du show biz dans l'excellent "Everyone's At It", et insiste bien sur le fait que TOUT le monde en prend, surtout ceux qui s'en défendent. L'efficace premier single "The Fear" et "22" évoquent le côté obscur de la célébrité juvénile. Dans le reste de l'album, elle parle pêle-mêle des ennuyeuses soirées plateau-télé avec son mec ou encore du 11 Septembre, toujours avec la pêche, la sincérité et l'humour qu'on lui connaît. En interview, la Allen ne cesse de déclamer qu'elle est bien plus heureuse qu'avant. Impossible à vérifier, mais encore meilleure chanteuse, c'est certain. Bref, Lily Allen, on aimerait pas l'avoir en copine, mais dans la platine... Ce sera en boucle, s'il vous plaît.

 

Par Suru
COMMENTAIRES
Connectez-vous en cliquant ici pour laisser un commentaire en utilisant votre pseudo. Si vous ne vous loguez pas, votre commentaire n'apparaîtra qu'en ANONYME.
    Toutes les rubriques
    • Cinéma
    • /
    • Société
    • /
    • Livres
    • /
    • Télé
    • /
    • Musique
    • /
    • Expos
    • /
    • Photos
    • /
    • Forum
    articles les + lus
    • Une fillette de 8 ans reprend "Bang Bang" de Nancy Sinatra comme une grande
    • Les morts de Game of Thrones illustrées
    • Game Of Thrones : Sigur Ros reprend "The Rains of Castamere"
    • Truth Facts : la banalité du réel en 10 infographies inventives
    • Coachella 2014 : le best-of vidéo en 5 beaux duos
    • Photos : les pionnières du tatouage
    • Déguisé en journaliste, Drake interview des passants à son propre sujet
    Les Derniers Tweets de Fluctuat