
Le bootleg, cékoidonc ? On va essayer de faire simple, et de toute façon c'est simple. Littéralement en anglais "jambe de botte", le bootleg est une sorte de chanson mutante résultant du mélange de deux morceaux. La recette : prendre d'un côté l'a capella du premier, de l'autre l'instru du second... et touiller dans une grande marmite numérique.Une foultitude de bidouilleurs/alchimistes, avec à leur tête ceux qui ont démocratisé le genre (j'ai nommé les illustres 2 Many DJ's et le très actif DJ Zebra), s'adonnent à l'art du bootleg, et font entendre leurs créations en ligne. Pacifiste le bootleg : il contribue à faire tomber les clivages musicaux, en mixant des artistes et des styles que tout oppose. Au menu, d'alléchantes et saugrenues rencontres Led Zepellin vs Jackson Five, Grand Popo Football Club vs TTC, Camille en duo virtuel avec Nirvana, Shaggy pactisant avec Rage Against the Machine, ou encore un très funky "J'adore mon daddy", où Philippe Katerine nous fait part de son adoration des gens sur fond de "Daddy, daddy cool".Parce que la musique aussi est un produit recyclable.
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