
Depuis 2004 et son angioplastie, David Bowie se repose et profite de sa petite fille, parait-il. Depuis, il se contente de jouer les guest stars deluxe pour petits groupes qui montent (TV On The Radio, Arcade Fire et, euh, Kashmir, qui n'ont pas tant monté que ça) et d'archiver ou repackager son catalogue, avec des versions deluxe de ses albums historiques. D'ailleurs, on vient d'en annoncer deux nouvelles : fêtera ses quarante ans en novembre avec une édition double CD pour tous ceux qui rêve d'entendre des démos et des mixes alternatifs d'un album pas franchement mémorable, puis au début de l'an prochain le beaucoup plus intéressant aura lui l'honneur d'être décliné dans une version quadruple CD, avec mix 5.1 et concert mythique remasterisé en bonus.
C'est très bien et c'est aussi un peu dommage quand on se souvient qu'avec et Bowie était au début de la décennie en train de retrouver la forme. Pondre deux bons albums d'affilée, il ne l'avait pas fait depuis les années 1980. La rumeur (quasi verifiée) dit qu'il serait retourné en studio cette année à Berlin mais en attendant un éventuel nouvel album, on aura eu la surprise de découvrir la présence de David Bowie au générique de... College Rock Stars, une production Disney qui se donne des faux airs de film indépendant et dont la B.O. pleine de Nick Drake, Velvet Underground et Wilco sonne en fait mieux que la plupart d'entre eux. On y voit Bowie, à la fin du film, découvrir le faux groupe de ska du film sur Myspace et les inviter sur son "nouveau label indépendant". Il y a plusieurs problèmes avec ce scénario, mais la véritable question qu'on doit se poser, c'est "qu'est-ce qu'il est allé faire là dedans ?".
Par Cédric Le Merrer Follow @GoldfishFight