Arnaud Rebotini réssuscite Black Strobe Boogie's not dead

25/07/2012 - 17h10
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Black Strobe a fait son grand retour cet été en mode rétro rock 80's avec le EP "Boogie In Zero Gravity", en attendant un nouvel album prévu pour 2013.
L'auteur
Maxence Grugier

Arnaud Rebotini réactive son projet Black Strobe dont nous n’avions plus de nouvelles depuis 2007 (l’album Burn Your Own Church). Une mise en sommeil tempérée par la mise en place de Blackstrobe Records sur lequel le moustachu a sorti récemment ces meilleurs productions en solo, dont le LP Someone Gave Me Religion, les maxis "Personal Dictator", "Another Time, Another Place" et la reprise de son titre de 2004, "Italian Fireflies" il y a six mois. Reste que "Boogie in Zero Gravity" marque une nouvelle étape dans le parcours du Français – au chant ! – ainsi que le vrai grand retour de Black Strobe depuis un bail !

On connaissait l’intérêt du Français Arnaud Rebotini pour les synthétiseurs vintage vibrants et grésillants, on connaissait aussi son amour du post-punk, des musiques couillues, qu’elles soient électros ou rock. Certains s’étonneront par contre très certainement de sa passion pour le bon vieux boogie, surtout à la sauce années 80, et plus particulièrement de son intérêt pour la période 80 de ZZ Top (les rétros futuristes et délectablement kitsch – mais pourtant diablement efficaces – Eliminator et Afterburner, respectivement parus en 1983 et 1985), comme l’avouait ce dernier à nos confrères de New Noise il y a de cela un an déjà.

Ceux qui n’ont pas vibré une fois dans leur vie sur le "Roadhouse Blues", "The Changeling" ou le "L.A. Woman" des Doors, ceux qui ne comprenne pas l’hypnose que peu générer un morceau comme le "On The Road Again" de Canned Heat, ou encore bien évidemment les "Gimme All Your Lovin'", "Sharp Dressed Man", "TV Dinners", "Bad Girl", "Velcro Fly" ou "Rough Boy" de ZZ Top (n’oublions pas le mythique "La Granges"), resteront sans doute de glace à l’écoute de ce "Boogie in Zero Gravity" dont l’efficacité electro rock un brin laid back tire pourtant sa source de ces musiques bourbeuses, ralentie par la chaleur et le blues de l’homme blanc. Des racines auxquelles viennent s’ajouter quelques éléments électronique, une pointe de vocoder, une belle nappe synthétique et un beat downtempo obsédant.

"Boogie in Zero Gravity" succède donc aux fameux “Paris Acid City”, “Me And Madonna” et “Italian Fireflies” parus entre 1997 et 2012. Avec son solo de guitare 80 et son beat de boite de nuit, il tranche radicalement avec ces prédécesseurs tout en séduisant sans problème le nostalgique qui existe en chaque amateur d’électro passé par le rock avant de se casser les rotules dans les hangars technos des années qui suivirent.

Rebotini au chant, se fait clairement plaisir, on sent le clin d’œil, le bonheur simple d’un titre qui évoque tout simplement ce qu’il aime. Ce gars là à tout de même un charme fou, simple et sincère derrière sa façade bourrue, notre "ami américain" à nous, mais à la Française. Vive Rebo !

Par Maxence Grugier
COMMENTAIRES
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"le moustachu a sorti récemment CES meillEURS productions en solo" ça ne choque que moi cette phrase ? "Ses meilleures productions" n'eut il été plus correct ?!
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Anonyme | le 27/07/2012 à 13h33 | Signaler un abus
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