novö, événement rock français de la rentrée

26/09/2011 - 10h13
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novö, événement rock français de la rentrée

 

L'album qui sortira le 22 octobre promet d'être l'un des événements rock français de l'automne (avec celui de Miossec dont il faudra qu'on reparle prochainement) tant une révolution de palais (toulousain) a eu lieu autour du deuxième album du groupe toulousain Novö, entraînant, dans son sillage (l'arrivée d'une section rythmique autour des membres de base), un saut qualitatif majeur chez ce jeune groupe découvert en 2007 avec son premier essai, Je Retiens Ton Souffle.

 

Le souffle, justement, Novö ne le retient plus vraiment sur cet album baptisé - un peu lourdement - Sur une courbe continue sans tangente. La musique est délurée, forte, puissante, blanche comme neige. En gagnant en dynamique rythmique (on ne dira jamais assez le bien que font une batterie et une basse à un groupe), Novö a, à son échelle, révolutionné sa formule tout en conservant ses fondamentaux, une écriture léchée, précise, une délicatesse dans le chant (ici en voix de tête, plus gracile fragile qu'alors), des textes sensibles, à la limite de l'affèterie parfois, mais souvent touchant et infiniment pop. Sur une courbe continue sans tangente tutoie le Dominique A de (son meilleur album depuis 10 ans), taquine le Diabologum par la face Sud-Ouest (celle des grands espaces chantés surmontés de touches électriques qui crépitent sur les rimes) et renvoie, de loin en loin, et quand la musique s'apaise, à des échos français prestigieux : mélange de new wave stylée, souvenirs de l'épure d'un Taxi Girl synth pop, poussés au détour d'une introduction ou d'un refrain.

 

Avec sa pochette remarquable, qui ferait rougir d'envie les artisans de la Factory d'hier, Novö monte clairement d'une division. Gageons que son single tout trouvé, "Garçon Triste" se frayera une place, non seulement dans les bacs indépendants, mais entrouvira une porte vers le mainstream. La musique de Novö sonne aujourd'hui comme tout ce qu'il faut au rock français : le mélange ancestral et rarement réuni de la poésie et du meilleur son anglo-saxon, la puissance et le charme des petits calibres. Mieux que les bourins de Luke ou que les multiples voix cassées qui hantent la bande FM franchouille, le chant de Jim Chabrel redonne à lui seul l'envie d'espérer un jour que le rock qu'on aime se conjugue en français.  

novö - En studio 2011

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