
Ëtre au Japon peut vraiment transformer votre perception de la musique. On peut bien rentrer dans le pays décidé à découvrir les nouveaux Boredoms ou Polysics, mais si on ne parle pas la langue on se retrouve vite limité à la J-Pop que les karaokés, les bornes d'arcade de rythm games et les boutiques de vêtement proposent.On peut parcourir les rayons des disquaires et s'émerveiller du spectacle d'un pays où on achète encore des disques (peut-être parce que les magasins sont pleins de PLV folles, de disques en écoute partout et de packagings deluxe qui ne donnent pas envie de mp3) mais au final on n'échappe pas à la J-Pop produite à la chaîne par des starlettes qui chantent toutes de la même façon. Et si vous pensez que la variété en France n'est pas assez variée, vous n'avez encore rien entendu. Au Japon vous baignez donc dans une atmosphère musicale uniforme dans laquelle vous apprenez à vous satisfaire de la moindre petite différence. Une fois que vous en êtes sorti, vous vous rendez compte que les quelques noms que vous aviez relevé au rayon "alternatif" de Tower Records ne valaient finalement que parce qu'ils offraient une bouffée d'air un petit peu plus frais et que jamais vous n'aurez envie de les écouter à nouveau dans un environnement musical plus sain. Au final, donc, je suis complétement passé à côté de la musique du Japon, à ma grande honte, et je ne suis rentré qu'avec une seule chanson en tête, "Natsu Matsuri" de Whiteberry, une reprise un peu rock d'un générique d'animé à laquelle je n'aurais probablement pas payé attention l'eus-je entendue dans un autre contexte. Je découvrirai les nouveaux Pillows sur Internet.
Whiteberry - Natsu Matsuri
Par Cédric Le Merrer Follow @GoldfishFight