
La bande de Ian Brown vient à peine de boucler une très convaincante première vague de concerts en Europe et de traverser ses premières turbulences (une brouille entre membres ayant amené à ce qu’un concert soit écourté), mais le bilan est globalement excellent : des salles pleines, un public (au bol) conquis d’avance et des concerts de haute volée qui rappellent à notre bon souvenir l’époque divine de Madchester, les "Fools Gold" et autres "Elephant Stone". De Noel Gallagher à Liam, en passant par les Happy Mondays et le danseur éphémère et cinquième membre du groupe Cressa, tout le monde est venu communier devant le groupe légendaire, le barnum culminant avec une double apparition au festival d’Heaton Park, sur ses terres d’origine ce weekend. De quoi faire oublier que le rayonnement des Roses aura été longtemps cantonné à l’Angleterre, ce qui explique aujourd’hui l’impression de fraîcheur se dégageant de leur musique à la redécouverte.
Le grand cirque des Roses a aussi été l’objet d’un petit film hilarant (un mockumentary) mis en place par le comédien Nico Tararowicz qui revient avec beaucoup d’à propos sur la reformation des Stone Roses et son appréciation par les grands artistes que sont Noel Gallagher, Shaun Ryder et Bez ou encore Morrissey. Le Mockumentary, diffusé par le site du NME, est maintenant repris sur tous les sites musicaux dignes de ce nom (dont nous) et fait l’objet lui-même de commentaires hilarants. On y voit sur plus de 9 minutes des comédiens parodier la conférence de presse de retour des Roses (s’interroger notamment pour savoir s’il s’agit d’un 'second second coming" du titre du second album du groupe ou d’une "re-resurrection"). Brown est au poil. Morrissey se défend avec sa scansion wildienne si particulière, mais c’est Ryder et Bez qui remportent tous les suffrages avec leurs "fuck" en série et leur accent mancunien à couper au couteau. Parmi les grands moments de cette parodie, Brown et Squire emmènent l’équipe de tournage sur leur premier lieu de répétition, transformé en fast food. Pour tous les amateurs de rock indé, ce petit film est devenu un must.
Via The Daily Swarm
Par Benjamin Berton