
Elles étaient les deux (vraies) jumelles les plus sexy de la power folk et voilà qu'elles passent sur leur nouvel album Sainthood à l'indie musique. Tegan and Sara Quin ont 29 ans, sont canadiennes et déjà 5 ans albums derrière elle.
Les deux soeurs sont lesbiennes revendiquées (mais pas entre elles, mieux vaut préciser, pour nos amis pervers) et habitent respectivement à Vancouver et Montréal. A titre personnel, je préfère les chansons de Sara à celles de Tegan car elles sont souvent un peu plus tordues et intéressantes, même si souvent plus gnangnans et sentimentales. Côté musique, Sainthood est tout bonnement étonnant et d'une fraîcheur inouïe qui rappellerait un mariage contre-nature de Cat Power et de The Cardigans, une forme de détresse passionnée d'un côté, et une allégresse enfantine de l'autre.
Le groupe qui était catalogué jusqu'ici comme de la musique pour ados prend ici une toute autre dimension, déjà entrevue avec son précédent album The Con. Les deux soeurs qui, jusqu'à présent, signaient les morceaux séparément inaugurent une méthode de collaboration nouvelle et cela donne d'excellents titres comme "The Cure" ou "On Directing" (ma préférée). Le groupe prend de la puissance et la power pop des débuts s'assèche ou fait le dos rond selon l'émotion des titres. Le son est moins homogène mais plus complexe. En 13 titres et une petite quarantaine de minutes, on tient là un des albums les plus sympathiques de l'année, en même temps que les deux bouilles les plus friponnes de la scène indé. Sainthood reste pour les amateurs de pop légère et de filles qui se dandinent en jouant de la guitare. Difficile de ne pas se laisser attendrir ou émoustiller.
Tegan and Sara - Live
Tegan and Sara - Live