Premier album et premier succès pour Chapel Club en 2011

17/02/2011 - 10h38
Premier album et premier succès pour Chapel Club en 2011

 

Fini de plaisanter avec ces petits jeunots qui vont révolutionner le rock et marquer l'année 2011 ! Avec Chapel Club, et après les Smith Westerns, on tient la deuxième grosse et belle révélation de ce début d'année.

 

On peut aisément reprendre nos leitmotivs de ce début d'année pour parler avec enthousiasme du groupe londonien, né officiellement il y a 3 ans, et qui signe avec Palace, son premier album sorti il y a quelques semaines. 2011 = année New Wave, année shoegaze aussi et retour aux fondamentaux du rock indé des années 80-90. Chapel Club est LE modèle du genre : 5 types pas trop éloignés de la vingtaine, rencontrés par le bouche à oreille et avec à leur tête pour transcender l'ensemble, un chanteur hors pair et auteur des textes, le dénommé Lewis Bowman. Lewis Bowman, souvenez vous de ce nom là, car c'est lui qui porte de son chant magistral à la Ian Mc Culloch - Bono les chansons de ce nouveau groupe. Palace, l'album, est une belle machine de guerre, presque trop classique, qui évoque Sonic Youth, U2 et Joy Division dans sa version modernisée option Interpol[people_restrictif] / [people_restrictif]The Courteeners. Leur premier single "Surfacing" était sorti en 2009 et avait été estampillé "Hottest Record In The World" par l'émission rock de la BBC One. Les autres chansons livrées par le groupe ces deux dernières années avaient entretenu le buzz et l'impatience : de "O MayBe I" à "Five Trees", le parcours des Chapel Club ressemble à un sans faute, jusqu'à ce nom qui trahit les aspirations spirituelles du jeune groupe.

 

Ce qui frappe ici plus que l'évidence de certains titres et l'urgence qui s'en dégage, c'est la cohérence de l'ensemble de l'album. Alors certes, les Chapel Club sont parfois un peu trop pressés et expéditifs, ont parfois des allures de Glasvegas, mais dans l'ensemble, les textes sont bons et les morceaux formidablement structurés, mêlant mélodies subtiles (comme "Dream A Little Dream Of Me", piqué sur "Surfacing") et électricité débordante. De mémoire (courte), on n'avait pas assisté à entrée aussi fracassante depuis au choix Interpol, Foals ou Editors.   

Chapel Club - Club Surfacing (live en 2011) 

Chapel Club - After The Flood (live en 2011)

Voir aussi :- Qui forme la génération de "New New Wavers" ? Voir le diapo des héritiers de la new wave- notre sélection d'artistes à suivre en 2011

 

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