
Martin Rossiter - Where There Are Pixels (live)
On en parlait il y a quelques semaines : c'est fait. L'ancien chanteur de Gene, Martin Rossiter, est bien remonté sur les planches et a lancé sa tournée anglaise par plusieurs concerts somptueux à Brighton, Londres et ailleurs.
Dans une mise en scène très dépouillée, un micro, un piano et pas grand chose d'autre, Rossiter, incroyablement décontracté et cool, a servi à des audiences garnies et pour la plupart enchantées par ce retour, des sets composés d'anciennes chansons et surtout de nouveautés issues de son album à paraître à la rentrée. En attendant de le lire en interview (l'une des premières accordées depuis son retour), on peut découvrir avec un plaisir non dissimulé plusieurs de ces petites merveilles et s'imprégner de l'ambiance intimiste et cosy de ces concerts au coin du feu en écoutant les très belles "Where There Are Pixels" ou "I Must Be Jesus". A l'exception de "Sing It Loud", l'un des nouveaux morceaux, tout ceci se déroule dans une atmosphère très feutrée. Le chanteur évolue dans un registre très proche de celui de Libertine, le dernier album de son groupe phare, mêlant mélancolie, constats désabusés sur la nature humaine, nostalgie et espoir d'un renouveau. Ce qui frappe ici, c'est l'assurance du chanteur qui tient les titres à bout de bras (ou de voix) et ne s'abrite pas ou plus derrière la puissance d'un groupe pour déclamer sa poésie à l'ancienne. Si on est pas certain que le nouveau Rossiter enflamme les charts, on ne peut qu'apprécier cette pop classieuse à l'ancienne et déguster...
Martin Rossiter - I Must be Jesus
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