Justin Bieber va nous exploser à la gueule

11/12/2009 - 10h08
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Justin Bieber va nous exploser à la gueule

 

 

 

 

Il faudra un jour qu'un fou ou un déséquilibré lâche une bombe magnétique sur le Canada qui empêcherait tous ses ressortissants de moins de 75 balais (histoire de garder Leonard Cohen) de chanter ou de graver des CDs. En attendant ce jour de liesse, nous voici encore obligés de nous farcir le nouveau prodige du chant made in Ontario, le minet Justin Bieber(on), 15 ans au compteur, des dents blanches, un skate-board au cul et des gilets en pilou pilou de chez Uniqlo moelleux à tomber. Côté zikmu, le Bieber fait partie des découvertes malheureuses de la plateforme Youtube (mort à elle). Ecouté sur la toile par un agent au nom qui sonne faux (Scooter Braun, on croit rêver), Bieber a été exporté vers les Etats-Unis voisins, à Atlanta exactement, où l'affreux terroriste Rnb Usher (mort à lui) a trouvé que son talent étincelant méritait un échaffaudage commercial mondial.

 

 

 

Et nous voici donc, au stade ultime de la déréliction critique (et alors qu'on passe sous silence, par exemple, que le nouvel album posthume d'Ol' Dirty Bastard est vachement bien), en train de dire du mal en quelques lignes d'un gamin qui a l'ambition, sur son site internet, de fonder une Bieber Nation, un gamin qui place son titre pourri "One Time" (et pas deux, ou "one more" comme Britney) en 12ème position dans les charts, un gamin qui est soupçonné de rouler des pelles à des jolies blondes de 6ème qui n'ont même pas d'appareil dentaire, un gamin qui se paie des légions de blacks abdominalement chocolatés pour danser et faire des galipettes autour de lui sur scène, un gamin qui est beau comme une gravure de mode de feu la CAMIF, un gamin qui... chante un album qui s'appelle My World (fallait y penser) et ne présente singulièrement aucun, mais alors aucun intérêt.

 

 

Alors pourquoi ? Et bien, tout simplement parce que c'est ainsi que le monde fonctionne en 2009 et sûrement aussi en 2010. Lorsque Usher décide depuis sa salle du conseil d'administration qu'on va parler de Justin Bieber et qu'il va vendre sa bouille de Canadien moyen à toute la planète et à toutes les petites gonzesses de moins de 15 ans du monde occidental, nous n'avons plus qu'à dégainer le clavier et à écrire : N'Y ALLEZ PAS. Tirez sur le pianiste. Tout en y allant aussi sûrement qu'un troupeau de moutons gay se jetant dans le vide intersidéral d'un alpage couvert de glace. Justin Bieber. Bientôt 2010 et qui d'autre ? Terry Melkim ? Joachim Pelvis. August Comto. Miguel Luping. Un petit effort encore et la créature de synthèse, chanteur en surimi du futur, fédérateur de cibles marché, de 7 à 77 ans, fille ou garçon, slip et caleçon, sera introduite sur le marché. Vous ne trouvez pas qu'il bouge bien ce titre ? One Time. One time. Oh, j'ai le karaoké dans les jambes. Le Justin en moi.

 

 

"Me plus you, I'ma tell you one timeMe plus you, I'ma tell you one timeMe plus you, I'ma tell you one timeOne time, one timeWhen I met you girl my heart went knock knockNow them butterflies in my stomach won't stop stopAnd even though it's a struggle love is all we gotAnd we gon' keep keep climbing to the mountain top"

 

 

 

Avec moi. One Time. "One love / One blood / One life /You got to do what you should / One life/With each other / Sisters / Brothers / One life / But we're not the same / We get to Carry each other / Carry each other" Non mais, c'est du U2, ça, ou je ne m'y connais pas. One Love. Bieber über alles.

 

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