
Ce n'est pas 27 ans, comme tant d'autres mais c'est plutôt jeune, on en conviendra. Jay Reatard avait près de dix ans de carrière mais on le connaissait encore à peine par ici. Il faut dire qu'il a passé beaucoup de temps dans de nombreux groupes punks de Memphis (The Reatards, The Final Solution, The Lost Sounds...) mais il ne s'est fait un nom à lui qu'en 2006 avec la sortie de l'album .
Depuis il avait gardé un rythme de travail frénétique, sortant en 2009 un album (Watch Me Fall) et trois EP en collaboration avec Sonic Youth. Il était toujours resté aussi punk ; son approche de la musique, même après dix ans de carrière, demeurant assez peu sophistiquée, et son caractère de cochon n'allant pas en s'améliorant non plus : en novembre dernier, il avait viré son groupe en plein milieu de la tournée et le mois suivant, acompagné de nouveaux musiciens recrutés d'urgence, il se battait sur scène avec des membres de son public en colère.
Difficile donc de ne pas le caricaturer dans une nécro de quelques lignes, pourtant son oeuvre révèle un homme plus subtil qu'on ne pourrait le croire, même si ça aussi, c'est un cliché, il ne reste de toute façon plus qu'à l'écouter.
Par Cédric Le Merrer Follow @GoldfishFight