
Interpol Coachella 2011 - Lights
C'était l'un des événements du festival Coachella qui a eu lieu ce weekend : la diffusion en illustration du single "Lights" d' Interpol d'un court métrage d'animation réalisé par le cinéaste américain David Lynch. Le mini-film de 6 minutes "I Touched A Red Button Man" faisait lui même partie d'un concert bénéficiant sur chaque titre de vidéos et d'arrangements graphiques prestigieux qui, d'après les témoignages en ont mis plein la vue aux spectateurs présents.
Malheureusement, et malgré le bon accueil réservé au groupe par un public acquis à sa cause, le film de David Lynch a été jugé assez anodin parmi le dispositif mis en place, les spectateurs préférent d'autres arrangements comme une série de torches vertes sur l'excellent "Memory Serves". On vous laisse apprécier ce petit morceau de cinéma qui aura fait plus parler de lui avant qu'après sa diffusion. Le groupe emmené par Paul Banks de l'avis général a été sur l'ensemble du concert un peu en dessous de ses capacités réelles, se montrant plutôt mou et maladroit dans l'exécution de ses morceaux. Fausses notes, erreurs techniques qualifiées par la presse de surprenantes pour un groupe ayant cette expérience ont retenu l'attention des critiques présents. La comparaison des critiques de leur précédent passage sur la même scène en 2007 et du cru 2011 est assez accablante. D'un côté, on parlait d'une "mécanique impeccable, de l'irruption incroyable d'un espace du NY urbain dans le désert californien" de l'autre, "d'un groupe essoré qui ferait mieux de se reposer pour retrouver du tonus". A l'écoute de l'ensemble du concert retransmis en direct par un certain nombre de radios et sites web, on peut trouver ce jugement quelque peu sévère : Interpol dégage sur scène cette même force tranquille et cette sérénité monolithique qui ne les a pas quittés depuis leurs débuts. La voix de Banks, cheveux courts et aminci, reste irréprochable quand il s'agit d'aborder leurs impeccables standards ("Obstacle 1" ou "Heinrich Maneuver"). Les titres les plus récents sont un peu en retrait, plus longs, plus lents et pâteux en bouche. Le groupe est statique à l'exception des arabesques de David Kessler à la guitare. Rien de très nouveau là dedans. L'ensemble reste évidemment tout à fait recommandable et plus qu'écoutable.
Rappelons que le groupe sera à Paris en août pour le festival Rock en Seine.
Interpol Coachella - Obstacle 1
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