
Décidément les hommes politiques ont de plus en plus de mal à trouver des sponsors musicaux dans l'industrie du disque. Après les multiples affaires du même genre, intervenues en France (l'UMP pirate MGMT) et en Grande-Bretagne et parce que tous n'ont pas la chance de compter The National (Obama) ou Coldplay (Cameron) parmi leurs soutiens, c'est aux Etats-Unis qu'éclate un nouveau (petit) scandale autour de l'utilisation par le candidat indépendant (ex- Républicain) Crist lors de sa campagne pour le Sénat du hit des Talking Heads, "Road to Nowhere".
Le titre de la chanson, sortie en 1985, a en fait été utilisé pour dégoiser sur l'adversaire de Crist, en associant son programme et son ambition au titre de Byrne et des siens. Le leader du groupe en a rajouté des tonnes dans la colère et l'indignation, réclamant rien moins que 1 million de dollars de dommages et intérêts. David Byrne a joué la vierge effarouchée, expliquant qu'il s'agissait avant tout d'une affaire de principe (principes chèrement évalués, mais principes tout de même), que le mal était fait et que son art avait été sali ainsi associé à des messages qu'il ne revendiquait, ni ne partageait pas. On verra bien ce que la justice en pense. D'après une autre rumeur, Nicolas Sarkozy envisagerait d'utiliser "Psychokiller", l'histoire d'un serial-killer français, en BO de ses meetings pour 2012.
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Talking Heads - Road to Nowhere
La campagne de Crist
Talking Heads - Psychokiller (live)