Cure 4/13 : Perfect boy, enfin...

20/08/2008 - 10h02
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L'auteur
Benjamin Berton

     On avait fait la fine bouche jusqu'ici et déjà relevé les oreilles et la tête à demi sur "Sleep When I'm Dead" : voici enfin de quoi retrouver le sourire gothique avec ce quatrième extrait du futur . "Perfect Boy" n'est peut-être pas un chef d'oeuvre absolu mais sûrement ce qu'on a entendu de mieux de la part de Robert Smith et des The Cure depuis qu'ils ont décidé de livrer un single issu de leur album à venir chaque mois. Ce très beau morceau est emballé en 3 minutes 23 secondes, ce qui est en soi déjà une bonne nouvelle : un chant parfait, un refrain facilement identifiable, des couplets qui font sens et enfin des guitares tenues en laisse et qui n'en font pas des tonnes. Le texte est sec, clair et précis avec un final classique dans l'écriture de Robert Smith où l'expression amoureuse se termine en constat d'une impossibilité ontologique de ces amours parfaits et fantasmés. "The Perfect Boy", c'est la fille fantôme de "Just Like Heaven" qui s'échappe et vous laisse seul au bord de la falaise avec le petit matin, c'est l'harmonie manquée d' How Beautiful You Are, empruntée aux Yeux des Pauvres de Charles Baudelaire, etc. En un mot, du Cure comme on l'aime, rêveur, adolescent et... romantique. Les nostalgiques de la première trilogie en seront pour leurs frais : Cure tape encore une fois dans l'environnement référentiel post , période lorsque la rythmique (basse/batterie) avait déjà cédé du terrain face aux guitares mélodiques. En prime, la face B "Without You" en mode semi-acoustique se tient bien également et nous revoici en train de rêver à un album meilleur que ce qu'on avait entrevu jusqu'ici. 

    You and meAre the worldShe saidNothing else is realThe two of usIs all there isThe restIs just a dream

     

    And her heartMay be brokenA hundred timesBut her hope?We'll never destroyHer heart?The happy everAfter girlWill never findThe perfect boy.

     

     

     

    Heart, hundred, perfect, world, dream : les mots clé sont de sortie comme d'habitude, disposés les uns après les autres, comme si Smith avait choisi de déshabiller son écriture, de la résumer à ce qu'elle est depuis longtemps : une sorte de ligne claire de l'écriture pop, faite de concepts et déréalisée à l'extrême. A suivre....

     

    Par Benjamin Berton
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