
Ne le cachons pas, depuis l'édition de ses collections de chansons lo-fi en 1995 et ses premiers pas en musique, Stephen Jones, Mr Babybird, est l'un de nos grands chouchous : on l'a chroniqué, interviewé, encensé et cela n'est pas près de se terminer puisque sortira le 24 octobre un successeur au très apprécié de 2009. Enregistré avec peu ou prou la même équipe que l'album précédent, The Pleasures of Self Destruction qu'on a déjà eu le plaisir de découvrir est peut-être le meilleur album de l'homme-oiseau depuis ses années de haute popularité.
En 13 titres, Babybird alterne la pop (en voix transformée) malade et excessive de The Happiest Man Alive et les ballades plus claires et enamourées de ses albums les plus connus comme . Si cette fois Johnny Depp n'est pas venu prêté main forte à la guitare ou tenir la caméra pour la réalisation d'un clip, Babybird se reposera sur la seule force de ses chansons pour convaincre. Etrangement, et alors que l'homme n'avait jamais disparu, alignant les albums, les projets (comme le redoutable Death of The Neighbourhood dont un successeur est attendu bientôt) et les romans (on en annonce un 4ème sur son site), la sortie de The Pleasures of Self Destruction semble vécue par la presse et les fans comme une sorte de retour au premier plan. On se souvient que ses précédents "retours" avaient été plombés par des chicaneries de maisons de disques et divers contretemps (une tournée mal vendue). Cette fois-ci, s'appuyant sur le label américain Unison, Stephen Jones devrait bénéficier d'une couverture respectable et pourquoi pas surfer sur les vagues de reformation qui ont permis (Pulp) de remettre sur le devant de la scène les jadis décriées années brit-pop. Tout est bon, en fait, qui permettra de redécouvrir une oeuvre (9 albums tout de même) qui n'a pas vieilli d'un pouce et qui s'est écoulée (toutes productions confondues) à plus de deux millions d'exemplaires vendus, et pas seulement sur la décennie 90.
Cerise sur le gâteau pour les fans français, Babybird est officiellement depuis hier de retour sur le sol français après 10 ans d'absence puisqu'il se produira entre deux dates anglaises le 4 novembre 2011 au Mans (Sarthe - à 50 minutes de Paris donc), pour une soirée exceptionnelle (à laquelle votre serviteur n'est pas étranger), qu'il ne faudra pas manquer.
En attendant et à défaut de son qu'il n'est pas encore permis de diffuser, on vous laissera apprécier en guise de madeleine ce morceau du bon vieux temps enregistré aux temps héroïques de Nulle Part Ailleurs (le commentaire de Gildas est épatant) en jetant un oeil sur les nouveaux visuels choc conçus pour ce nouvel album et qui en rendent parfaitement l'ambiance. Au rang des grandes chansons de cet album, on se contentera de citer quelques pièces d'anthologie comme l'inaugural "Jesus Stag Night Club", le beau "Not Love", en clin d'oeil discret au "This Is Not A Love Song" de Public Image Limited, ou encore le magnifique "The Best Days of Our Lives".
Babybird - Goodnight (Cannes 1997)
Voir aussi- La Britpop en videos- notre interview avec Babybird