Atlas Sound, l'outsider de fin d'année que l'on n'attendait plus

30/12/2011 - 14h29
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L'auteur
Maxence

    Parmi les bons albums pop que nous n'avons pas eu le temps d'écouter à temps en 2011 (ils sont nombreux, forcément), figure une perle, un moment rare dont il faut profiter au plus vite vue la maladie incurable qui frappe son créateur, c'est le d'Atlas Sound, projet solo et échappée vraiment belle de Bradford Cox, leader de Deerhunter.Cox, dont on avait déjà célébré la musique à la fois animiste et bringuebalante sous ce pseudo à la sortie de en 2009, s'émancipe carrément avec ce Parallax paru en novembre dernier. Sur ce "troisième" album officiel (beaucoup plus en réalité, l'hyper-actif compositeur distribuant également ces pépites en ligne) oscillant entre pop agile, mambo new wave et classicisme référencé, l'Américain ami de Noah Lennox quitte définitivement la ferme du "collectif animal", ces bimbeloteries, ces bonnets en laine ridicules (sur la pochette du précédent) et ces grimaces chamaniques d'attardés tout droit sorties d'un film d'Harmony Korine, pour s'attaquer au format pop avec l'élégance rare d'un vrai crooner post-moderne.Il faut dire que le leader de Deethunter sait que Ses jours sont comptés, et sa musique n'en est que plus urgente et précieuse. Atteint du syndrome de Marfan, ou "maladie de Marfan", un trouble d'ordre génétique touchant principalement le squelette et le système cardio-vasculaire, Cox pond des mélodies comme d'autres respirent. Composé d'éléments hétéroclites, habillé d'électronique et bénéficiant d'un songwriting aussi cryptique que poétique, l'univers sonore d'Atlas Sound sur Parallax reste fondamentalement pop, mais il en transgresse également tous les canons, dynamitant les bases, assurant de nouvelles normes, plus libres, à l'image de cette "Terra Incognita" célèbrée sur l'album. Moins "titubant" que Logos, Parallax marque malgré lui cette fin d'année d'une touche de magie et d'une fraîcheur dont la ferveur juvénile (une vraie valeur sûre de la pop) peut paradoxalement s'enorgueillir d'une saisissante maturité. Un album totalement intemporel, à écouter et réécouter l'année prochaine aussi en espérant que son auteur accouche d'autres chef-d'oeuvres encore longtemps... 

     

    Voir aussi- nos meilleurs albums de 2011

    Par Maxence
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